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Université populaire du 10e : L’IA va-t-elle tuer le travail ?

Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme Éducation populaire

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?

Cet événement est passé
Mardi 7 octobre 2025 de 19h00 à 21h00,

Où ?
Espace Jemmapes
Quai de Jemmapes 75010 Paris

Le Groupe d’histoire sociale (GHS), en partenariat avec le CRL 10e, Centre Paris Anim’ Espace Jemmapes, présente le nouveau Cycle 2025-2026 de l’Université populaire du 10e consacré cette année au thème du travail.

Un mardi par mois
De 19 h à 21 h
Salle de la Rotonde
Espace Jemmapes
116, quai de Jemmapes

Première séance : Mardi 7 octobre - "L’IA va-t-elle tuer le travail ?" avec Flore BARCELLINI et Moustafa Zouinar, ergonomes

Flore Barcellini est ergonome, Directrice du Centre de recherche sur le travail et le développement, et professeure d’université en Ergonomie (CNAM). Elle a contribué à l’étude intitulée "Le travail et l’emploi à l’épreuve de l’IA : État des lieux et analyse critique de la littérature" (2024).

Moustafa Zouinar est également ergonome, professeur associé CRTD ; il mène des recherches sur l’interaction humain-machine, la conception et l’usage des technologies numériques. Il est co-auteur notamment de « Interruptions et TIC. De l’analyse des usages à la conception », in Alexandra Bidet (dir.), "Quand travailler c’est s’organiser. La multi-activité à l’ère numérique". Presses des Mines, 2017

L’arrivée récente de l’IA suscite questionnements et craintes, notamment à propos de ses effets sur l’emploi. La « machine » va-telle remplacée les hommes et les femmes au travail ? L’IA sera-t-elle un outil au service d’une intensification du travail ou d’une meilleure qualité de vie ? Des questions qui ne sont pas nouvelles et qui ont été posées à chaque révolution technologique : la donne a-t-elle changé aujourd’hui ?

Thème du cycle 2025-2026 : « Au travail ! »

Le travail reste central dans nos vies et structure la société comme de l’économie. Mais question centrale de la réflexion notamment politique jusqu’aux années 70, il semble avoir été progressivement relégué à l’arrière-plan par d’autres questions sociétales ou écologiques.

Pourtant le travail ou son absence, la privation d’emploi, continuent de déterminer notre place dans la société. En positif, il peut être une modalité de réalisation de soi voire le lieu de solidarités par exemple dans les collectifs de travail ou les organisations syndicales. Mais le travail demeure aussi un lieu d’exploitation, de souffrance, de maladies professionnelles et de discriminations.

Le rapport au travail salarié semble ainsi réinterrogé, et peut-être pas seulement dans la jeunesse.
Cet aspect à la fois central mais aussi ambivalent du travail doit être réfléchi en faisant le constat des évolutions du travail en ce début du XXIe siècle : mutations des formes du travail, des activités et de leur localisation, évolution du droit du travail et des statuts des travailleurs, etc.

Cela permettra de discuter à la fois les enjeux sociaux, de santé mais aussi écologiques et démocratiques qui se posent au travail ainsi que de nous confronter à la capacité ou l’incapacité des forces politiques et sociale de gauche à tenir un discours renouvelé et audible sur la question du travail.