Cet événement est passé !
Survivre et Vivre + Décroiscience : rencontre avec Céliné Pessis et Nicolas Chevassus-au-Louis
{
"name": "Survivre et Vivre + D\u00e9croiscience : rencontre avec C\u00e9lin\u00e9 Pessis et Nicolas Chevassus-au-Louis" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Survivre-et-Vivre-Decroiscience-rencontre-avec-Celine-Pessis-et-Nicolas.html \n\nC\u00e9line Pessis et Nicolas Chevassus-au-Louis pr\u00e9senteront \"Survivre et vivre. Alexandre Grothendieck, objecteurs de recherche et r\u00e9volution \u00e9cologique\" (\u00c9ditions L'\u00e9chapp\u00e9e) & \"D\u00e9croiscience\" (\u00c9ditions Agone). \n\n\"Survivre et vivre\" \n\nSurvivre et vivre, fond\u00e9 par Grothendieck, a remis en cause les bienfaits du d\u00e9veloppement technoscientifique. Dans l'apr\u00e8s-68, ce mouvement de scientifiques critiques rassembl\u00e9s autour du math\u00e9maticien Alexandre Grothendieck d\u00e9nonce la militarisation de la recherche et l'orientation mortif\u00e8re du d\u00e9veloppement technoscientifique. Rapidement devenus les fers de lance d'une fronde antiscientiste, ces « objecteurs de recherche » ont cr\u00e9\u00e9 un « laboratoire id\u00e9ologique de la r\u00e9volution \u00e9cologique » dont ce livre raconte l'histoire tout en constituant une anthologie d'articles de leur revue. \n\n\"D\u00e9croiscience\" \n\n« En 1972 d\u00e9j\u00e0, le math\u00e9maticien Alexandre Grothendieck, unanimement reconnu comme un des plus importants de l'histoire, \u00e9crivait : \"Je ne veux pas dire que la seule cause de tous les maux, de tous les dangers [qui p\u00e8sent sur plan\u00e8te], ce soit la science. Mais en l'\u00e9tat actuel, la science joue un r\u00f4le important.\" \n\nCe constat n'a rien perdu de sa pertinence. Ni son interrogation : Allons-nous continuer la recherche scientifique ? La m\u00eame ann\u00e9e, \u00e0 la question \"Quelles sont les limites \u00e0 la croissance \u00e9conomique ?\", les auteurs du rapport Meadows r\u00e9pondaient : les ressources de la plan\u00e8te \u00e9tant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ? \n\nPlus d'un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s, l'activit\u00e9 scientifique est principalement au service de la croissance \u00e9conomique. Visant \u00e0 produire brevets, innovations et algorithmes, elle participe au probl\u00e8me plus qu'\u00e0 la solution. D\u00e8s lors, ne faut-il pas plut\u00f4t envisager une \"d\u00e9croiscience\" ? Une diminution volontaire et ma\u00eetris\u00e9e de la recherche scientifique. La question agace. Mais elle m\u00e9rite d'\u00eatre pos\u00e9e. \n\nAux pr\u00eatres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution \u00e0 tous les probl\u00e8mes (qu'elle a souvent engendr\u00e9s), ses critiques les plus radicaux r\u00e9pondent par l'arr\u00eat de toute recherche scientifique. \u00c9vitant ces deux \u00e9cueils, l'auteur de ce livre, \u00e9pris de rationalit\u00e9 et amoureux des sciences, analyse les dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du capitalisme et des politiques de puissance. Contre la pr\u00e9\u00e9minence du quantitatif sur le qualitatif, il en appelle \u00e0 remettre de la d\u00e9mocratie dans les d\u00e9cisions, les programmes, les finalit\u00e9s. Brider les sciences, car une conclusion s'impose : « Pas de d\u00e9croissance sans d\u00e9croiscience. \n\nEn r\u00e9ponse \u00e0 l'urgence climatique, on assiste \u00e0 d'int\u00e9ressantes reconversions professionnelles. Ainsi un physicochimiste travaille d\u00e9sormais sur la boulangerie solaire, un sp\u00e9cialiste des nanotechnologies sur la sid\u00e9rurgie solaire, une pal\u00e9oclimatologue se reconvertit dans l'anthropologie des peuples arctiques, et un neurobiologiste du CNRS dans l'\u00e9cologie politique. Un astrophysicien travaille d\u00e9sormais sur les probl\u00e9matiques socio-environnementales et un math\u00e9maticien explique que « \u00adface \u00e0 l'extr\u00eame urgence de l'an\u00e9antissement biologique global, du d\u00e9r\u00e8glement climatique, de la d\u00e9rive ontologique de la civilisation occidentale et de l'effet catalytique du monde num\u00e9rique dans cette destruction plan\u00e9taire, [il s]'int\u00e9resse au d\u00e9mant\u00e8lement num\u00e9rique ». Ou encore, un « groupe Grothendieck », constitu\u00e9 « d'\u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s, de d\u00e9missionnaires de l'Universit\u00e9, de non experts experts de leur vie, de jardiniers utopistes et de fouineurs d'information », d\u00e9nonce la collusion entre les recherches et les int\u00e9r\u00eats militaires. Ces points d'appui permettent d'esquisser ce que pourrait \u00eatre une recherche au service de la d\u00e9croissance. Voir aussi la librairie Quilombo Voir aussi les \u00e9ditions Agone " ,
"label": "Ajouter à mon calendrier",
"location": "Librairie Quilombo 23 Rue Voltaire 75011 Paris " ,
"startDate":"2025-11-25",
"startTime":"20:00",
"endDate":"2025-11-25",
"endTime":"20:00",
"timeZone": "Europe/Berlin",
"options": ["Apple", "iCal|Fichier iCal", "Google", "Microsoft365", "Outlook.com", "Yahoo"],
"iCalFileName": "evenement-agenda-militant"
}
Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte pour la protection de l’environnement, écologie
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Mardi 25 novembre 2025 à 20h00,
Où ?
Librairie Quilombo
23 Rue Voltaire 75011 Paris
Céline Pessis et Nicolas Chevassus-au-Louis présenteront "Survivre et vivre. Alexandre Grothendieck, objecteurs de recherche et révolution écologique" (Éditions L’échappée) & "Décroiscience" (Éditions Agone).
"Survivre et vivre"
Survivre et vivre, fondé par Grothendieck, a remis en cause les bienfaits du développement technoscientifique. Dans l’après-68, ce mouvement de scientifiques critiques rassemblés autour du mathématicien Alexandre Grothendieck dénonce la militarisation de la recherche et l’orientation mortifère du développement technoscientifique. Rapidement devenus les fers de lance d’une fronde antiscientiste, ces « objecteurs de recherche » ont créé un « laboratoire idéologique de la révolution écologique » dont ce livre raconte l’histoire tout en constituant une anthologie d’articles de leur revue.
"Décroiscience"
« En 1972 déjà, le mathématicien Alexandre Grothendieck, unanimement reconnu comme un des plus importants de l’histoire, écrivait : "Je ne veux pas dire que la seule cause de tous les maux, de tous les dangers [qui pèsent sur planète], ce soit la science. Mais en l’état actuel, la science joue un rôle important."
Ce constat n’a rien perdu de sa pertinence. Ni son interrogation : Allons-nous continuer la recherche scientifique ? La même année, à la question "Quelles sont les limites à la croissance économique ?", les auteurs du rapport Meadows répondaient : les ressources de la planète étant finies, comment peut-on diable imaginer une croissance sans fin ?
Plus d’un demi-siècle après, l’activité scientifique est principalement au service de la croissance économique. Visant à produire brevets, innovations et algorithmes, elle participe au problème plus qu’à la solution. Dès lors, ne faut-il pas plutôt envisager une "décroiscience" ? Une diminution volontaire et maîtrisée de la recherche scientifique. La question agace. Mais elle mérite d’être posée.
Aux prêtres de la religion scientifique qui voient dans la science la solution à tous les problèmes (qu’elle a souvent engendrés), ses critiques les plus radicaux répondent par l’arrêt de toute recherche scientifique. Évitant ces deux écueils, l’auteur de ce livre, épris de rationalité et amoureux des sciences, analyse les dysfonctionnements de la recherche, sa soumission aux diktats du capitalisme et des politiques de puissance. Contre la prééminence du quantitatif sur le qualitatif, il en appelle à remettre de la démocratie dans les décisions, les programmes, les finalités. Brider les sciences, car une conclusion s’impose : « Pas de décroissance sans décroiscience.
En réponse à l’urgence climatique, on assiste à d’intéressantes reconversions professionnelles. Ainsi un physicochimiste travaille désormais sur la boulangerie solaire, un spécialiste des nanotechnologies sur la sidérurgie solaire, une paléoclimatologue se reconvertit dans l’anthropologie des peuples arctiques, et un neurobiologiste du CNRS dans l’écologie politique. Un astrophysicien travaille désormais sur les problématiques socio-environnementales et un mathématicien explique que « face à l’extrême urgence de l’anéantissement biologique global, du dérèglement climatique, de la dérive ontologique de la civilisation occidentale et de l’effet catalytique du monde numérique dans cette destruction planétaire, [il s]’intéresse au démantèlement numérique ». Ou encore, un « groupe Grothendieck », constitué « d’étudiant·e·s, de démissionnaires de l’Université, de non experts experts de leur vie, de jardiniers utopistes et de fouineurs d’information », dénonce la collusion entre les recherches et les intérêts militaires. Ces points d’appui permettent d’esquisser ce que pourrait être une recherche au service de la décroissance.