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Repas de soutien au Paro Nacional en Ecuador

Thèmes :
Autre

Type d'événement :
Autre

Quand ?

Cet événement est passé
Samedi 25 octobre 2025 de 11h00 à 14h00,

Où ?
Cantine des Pyrénées
77 rue de la Mare 75020 Paris

#paronacionalecuador #noalaconstituyente #Équateur #GiletsJaunes

Depuis le 22 septembre 2025, impulsée par la principale organisation autochtone d’Equateur (CONAIE), une grève en dénonciation de l’augmentation du prix du carburant, #giletsjaunes a éclaté au Nord du pays, près de la capitale, Quito. Aujourd’hui ce sont 9 points de grève et de blocage qui s’organisent dans différentes communautés du pays avec des revendications plus larges mais qui ont toujours été présentes (l’éducation, la santé, etc.).

Dès le premier jour, les répressions policière et militaire ont été déployées de manière extrêmement violente contre une population qui manifeste son opposition pacifiquement. Des femmes, des hommes, des paysan.ne.s, des artisan.ne.s, des artistes, des musicien.ne.s, des journalistes, des infirmier.e.s, des médecins, des professeur.e.s, des étudiant.e.s, etc. voient leur droit de manifester bafoué, leur liberté d’expression violée, le racisme et discrimination structurel resurgir, leurs moyens de communication censurés, se font insulter par le président même, se font matraquer, gazer, incarcérer, tuer...

D’après l’Alliance pour les Droits de l’Homme de l’Équateur (Alianza por los DD.HH), à ce jour, il y a 9 régions en résistance, 205 détentions, 15 disparus, 296 blessés, 2 décès à cause de tirs des forces armées (et un décès suite à une exposition excessive au gaz lacrymogène, d’après la CONAIE). En tout, elle signale 377 violations des Droits et note l’augmentation de la répression étatique, caractérisée par un déploiement massif et disproportionné des forces armées et policières.

Le 16 novembre prochain, le président appelle le peuple équatorien à un référendum pour, entre autres, établir une nouvelle constitution, ce qui met en péril des droits acquis grâce à la lutte perpétuelle. Par exemple, celui qui oblige l’État à consulter au préalable les communautés locales avant tout projet qui impacterait leur territoire (l’extractivisme minier ou pétrolier, au hasard…) (article 57). Il est évident qu’une campagne pour le « NO » est en cours et est aussi central dans cette période de blocage du pays.

La visibilité médiatique est manipulée en Équateur, les médias indépendants essaient de contourner les blocages, censures des plateformes de META (Instagram, Facebook, Whatsapp) mais il est temps que la visibilité internationale se manifeste, au-delà de la population équatorienne immigrée en France et en Europe. Deux sittings ont eu lieu à Paris (et d’autres à Bruxelles, Madrid, etc.) mais ce samedi 25 octobre, c’est la Cantine des Pyrénées qui soutient et accueille cette lutte qui, force est de constater, est la même partout.

D’autres dates viendront et si vous ne pouvez pas venir, aidez-nous à diffuser l’information au maximum, de nombreux médias indépendants (en espagnol en attendant qu’un média français saisisse le sujet) existent sur les réseaux (@mullutv, @laraiz.ecu @revistacrisis_ec, @semilla_digital_, @lancerosdigitales, @1eralineaec, etc.) et on vous invite à lire la tribune de l’Humanité du 29 septembre dernier rédigé par deux chercheuses équatoriennes résidant en Europe, Sisa Calapi et Salomé Cárdenas Muños.