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Rencontre en librairie - "Promesse d’embauche. Comment l’État met l’espoir des jeunes au travail"
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"name": "Rencontre en librairie : \"Promesse d’embauche. Comment l’\u00c9tat met l’espoir des jeunes au travail\"" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Rencontre-en-librairie-Promesse-d-embauche-Comment-l-Etat-met-l-espoir-des.html \n\nRencontre \u00e0 la librairie El Ghorba mon amour \u00e0 Nanterre avec la sociologue Florence Ihaddadene pour le lancement de son livre \"Promesse d'embauche. Comment l'\u00c9tat met l'espoir des jeunes au travail\" (Ed. La Dispute) - anim\u00e9 par Maud Simonet, sociologue \n\n« Le travail gratuit des jeunes les pr\u00e9pare \u00e0 une forme de docilit\u00e9 vis-\u00e0-vis du march\u00e9 du travail. » \n\nDepuis cinquante ans, l'\u00c9tat fran\u00e7ais multiplie les politiques \u00e0 destination des jeunes : stages, apprentissage, service civique, volontariat, service national universel... Derri\u00e8re leur apparente diversit\u00e9, ces dispositifs ont en commun de formuler une promesse d'avenir sans avoir les moyens de l'honorer. \n\nCheminant dans ces politiques pour la jeunesse et analysant leurs mutations depuis 1970, Florence Ihaddadene montre qu'elles ont progressivement b\u00e2ti un v\u00e9ritable syst\u00e8me de mise au travail et de citoyennet\u00e9 d\u00e9rogatoire au r\u00e9gime g\u00e9n\u00e9ral. Si cette politique de l'espoir fonctionne, c'est qu'elle repose aussi sur une menace. Ainsi, si tou\u00b7tes les jeunes sont mis\u00b7es en attente, tou\u00b7tes ne le sont pas de la m\u00eame mani\u00e8re : promesse de m\u00e9ritocratie, de valorisation de soi, d'int\u00e9gration r\u00e9publicaine ou d'exaltation patriotique pour certain\u00b7es, menace de ch\u00f4mage, de s\u00e9lection, de coercition, dispositifs de seconde chance ou criminalisation pour d'autres. \n\nFinalement, mettant gratuitement au travail celles et ceux qui attendent une insertion professionnelle et citoyenne et mena\u00e7ant de marginalisation les autres, l'\u00c9tat produit des subjectivit\u00e9s en attente mais disponibles, d\u00e9pendantes et dociles, autrement dit parfaitement adapt\u00e9es aux besoins du capitalisme n\u00e9olib\u00e9ral. Voir aussi sur Instagram " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Jeudi 25 septembre 2025 de 19h00 à 21h00,
Où ?
Librairie El Ghorba mon amour
148, boulevard des Provinces Françaises 92000 Nanterre
#travailgratuit
#sociologiedutravail
#politiquejeunesse
#onbloquetout
#ReseauSalariat
Rencontre à la librairie El Ghorba mon amour à Nanterre avec la sociologue Florence Ihaddadene pour le lancement de son livre "Promesse d’embauche. Comment l’État met l’espoir des jeunes au travail" (Ed. La Dispute) - animé par Maud Simonet, sociologue
« Le travail gratuit des jeunes les prépare à une forme de docilité vis-à-vis du marché du travail. »
Depuis cinquante ans, l’État français multiplie les politiques à destination des jeunes : stages, apprentissage, service civique, volontariat, service national universel... Derrière leur apparente diversité, ces dispositifs ont en commun de formuler une promesse d’avenir sans avoir les moyens de l’honorer.
Cheminant dans ces politiques pour la jeunesse et analysant leurs mutations depuis 1970, Florence Ihaddadene montre qu’elles ont progressivement bâti un véritable système de mise au travail et de citoyenneté dérogatoire au régime général. Si cette politique de l’espoir fonctionne, c’est qu’elle repose aussi sur une menace. Ainsi, si tou·tes les jeunes sont mis·es en attente, tou·tes ne le sont pas de la même manière : promesse de méritocratie, de valorisation de soi, d’intégration républicaine ou d’exaltation patriotique pour certain·es, menace de chômage, de sélection, de coercition, dispositifs de seconde chance ou criminalisation pour d’autres.
Finalement, mettant gratuitement au travail celles et ceux qui attendent une insertion professionnelle et citoyenne et menaçant de marginalisation les autres, l’État produit des subjectivités en attente mais disponibles, dépendantes et dociles, autrement dit parfaitement adaptées aux besoins du capitalisme néolibéral.