Rencontre autour du livre ’Les historiens contre la Commune’
{
"name": "Rencontre autour du livre ’Les historiens contre la Commune’" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Rencontre-autour-du-livre-Les-historiens-contre-la-Commune.html \n\nRencontre avec Emmanuel BRANDELY pour \u00e9changer autour de son livre \"Les historiens contre la Commune\", paru aux \u00e9ditions Nuits rouges. Emmanuel Brandely y critique la r\u00e9vision historiographique qui minimise le caract\u00e8re socialiste et r\u00e9volutionnaire de la Commune de Paris. \n\nLa Commune de Paris de 1871 a longtemps \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9e comme un \u00e9v\u00e9nement socialiste et r\u00e9volutionnaire. Cependant, \u00e0 l'occasion de son 150e anniversaire, une nouvelle historiographie, repr\u00e9sent\u00e9e notamment par l'historien britannique Robert Tombs et le m\u00e9diatique Quentin Deluermoz, a cherch\u00e9 \u00e0 « lib\u00e9rer » la Commune des « mythes marxistes », niant son contenu de classe et r\u00e9duisant son r\u00f4le social et politique \u00e0 des st\u00e9r\u00e9otypes ou \u00e0 des \u00e9checs isol\u00e9s (Tombs insiste sur l'ivresse des communards et minimise l'ampleur des victimes de la Semaine sanglante). \n\nEmmanuel Brandely, dans son ouvrage \"Les historiens contre la Commune\", d\u00e9nonce cette r\u00e9vision comme une offensive id\u00e9ologique qui correspond \u00e0 des int\u00e9r\u00eats sociaux contemporains et qui tend \u00e0 exon\u00e9rer les \u00e9lites et \u00e0 relativiser les luttes populaires. Il critique notamment : \n\n- La minimisation du r\u00f4le des femmes et de leur action dans la Commune, en se concentrant uniquement sur le droit de vote et en ignorant les initiatives sociales et \u00e9ducatives qu'elles ont men\u00e9es. \n\n- La dilution de l'\u00e9v\u00e9nement par certains historiens qui cherchent \u00e0 pr\u00e9senter la Commune comme un \u00e9pisode mineur ou \u00e0 exon\u00e9rer Thiers de la r\u00e9pression sanglante. \n\n- La remise en cause des mesures socialistes mises en place, comme la limitation des salaires des dirigeants, la transformation des entreprises abandonn\u00e9es en coop\u00e9ratives, et la redistribution des loyers, qui t\u00e9moignent pourtant d'une organisation sociale et \u00e9conomique innovante. \n\nBrandely oppose \u00e0 cette nouvelle historiographie des travaux plus classiques et engag\u00e9s, comme ceux de Jacques Rougerie, Camille Pelletan ou Mich\u00e8le Audin, qui soulignent le caract\u00e8re socialiste, r\u00e9volutionnaire et populaire de la Commune. Son livre se veut un acte de d\u00e9fense de l'histoire de la Commune et de la m\u00e9moire du mouvement ouvrier, en d\u00e9non\u00e7ant les partis pris id\u00e9ologiques de certains historiens contemporains et en r\u00e9affirmant la dimension de classe et les aspirations sociales de l'\u00e9v\u00e9nement. \n\nAinsi, \"Les historiens contre la Commune\" n'est pas seulement une critique de Tombs et Deluermoz, mais un plaidoyer pour une historiographie attentive aux r\u00e9alit\u00e9s sociales et politiques de la Commune, contre la tendance \u00e0 la neutralit\u00e9 apparente qui efface les conflits de classe et les luttes populaires. " ,
"label": "Ajouter à mon calendrier",
"location": "CNT - nouveaux locaux 37 bis Rue des Trois Bornes, 75011, Paris, France " ,
"startDate":"2026-06-20",
"startTime":"15:00",
"endDate":"2026-06-20",
"endTime":"17:00",
"timeZone": "Europe/Berlin",
"options": ["Apple", "iCal|Fichier iCal", "Google", "Microsoft365", "Outlook.com", "Yahoo"],
"iCalFileName": "evenement-agenda-militant"
}
Thèmes :
Éducation populaire
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Le 20 juin de 15h à 17h,
Où ?
CNT - nouveaux locaux
37 bis Rue des Trois Bornes, 75011, Paris, France
Rencontre avec Emmanuel BRANDELY pour échanger autour de son livre "Les historiens contre la Commune", paru aux éditions Nuits rouges. Emmanuel Brandely y critique la révision historiographique qui minimise le caractère socialiste et révolutionnaire de la Commune de Paris.
La Commune de Paris de 1871 a longtemps été interprétée comme un événement socialiste et révolutionnaire. Cependant, à l’occasion de son 150e anniversaire, une nouvelle historiographie, représentée notamment par l’historien britannique Robert Tombs et le médiatique Quentin Deluermoz, a cherché à « libérer » la Commune des « mythes marxistes », niant son contenu de classe et réduisant son rôle social et politique à des stéréotypes ou à des échecs isolés (Tombs insiste sur l’ivresse des communards et minimise l’ampleur des victimes de la Semaine sanglante).
Emmanuel Brandely, dans son ouvrage "Les historiens contre la Commune", dénonce cette révision comme une offensive idéologique qui correspond à des intérêts sociaux contemporains et qui tend à exonérer les élites et à relativiser les luttes populaires. Il critique notamment :
- La minimisation du rôle des femmes et de leur action dans la Commune, en se concentrant uniquement sur le droit de vote et en ignorant les initiatives sociales et éducatives qu’elles ont menées.
- La dilution de l’événement par certains historiens qui cherchent à présenter la Commune comme un épisode mineur ou à exonérer Thiers de la répression sanglante.
- La remise en cause des mesures socialistes mises en place, comme la limitation des salaires des dirigeants, la transformation des entreprises abandonnées en coopératives, et la redistribution des loyers, qui témoignent pourtant d’une organisation sociale et économique innovante.
Brandely oppose à cette nouvelle historiographie des travaux plus classiques et engagés, comme ceux de Jacques Rougerie, Camille Pelletan ou Michèle Audin, qui soulignent le caractère socialiste, révolutionnaire et populaire de la Commune. Son livre se veut un acte de défense de l’histoire de la Commune et de la mémoire du mouvement ouvrier, en dénonçant les partis pris idéologiques de certains historiens contemporains et en réaffirmant la dimension de classe et les aspirations sociales de l’événement.
Ainsi, "Les historiens contre la Commune" n’est pas seulement une critique de Tombs et Deluermoz, mais un plaidoyer pour une historiographie attentive aux réalités sociales et politiques de la Commune, contre la tendance à la neutralité apparente qui efface les conflits de classe et les luttes populaires.