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Rencontre "Vivre sans police"
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"name": "Rencontre - \"Vivre sans police\"" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Rencontre-Vivre-sans-police.html \n\nRencontre avec Victor Collet, auteur de \"Vivre sans police - Du long \u00e9t\u00e9 au cr\u00e9puscule d'Exarchia\" aux Editions Agone \n\nM\u00e9langeant souvenirs militants et analyses historiques, Victor Collet propose un point de vue situ\u00e9, engag\u00e9 et conscient d'une exp\u00e9rience unique de r\u00e9volte populaire. \n\n« Mecque des anarchistes, paradis pour anarcho-touristes, zoo \u00e9meutier pour jeunes \u00e9gar\u00e9s, quartier de la r\u00e9sistance ou de l'insurrection contre la dictature des colonels, de la r\u00e9volte et des \u00e9meutiers apr\u00e8s d\u00e9cembre 2008, quartier des intellectuels, petit coin laborieux des artisans, maisons d'\u00e9dition, libraires, imprimeurs, luthiers, quartier paisible et bariol\u00e9, commer\u00e7ant et festif, « contre culturel » ou « alternatif », de plus en plus branch\u00e9, gentrifi\u00e9, approch\u00e9 puis envahi par les touristes \u00e0 la nuit tomb\u00e9e, quartier de tous les refuges, des sans abris et des exil\u00e9s, des antifascistes et des hooligans de l'AEK Ath\u00e8nes, des dealers et des mafieux, des koukouloforoi, (jeunes encagoul\u00e9s et d\u00e9linquants sociaux), quartier de tous les d\u00e9parts, vid\u00e9 par le Airbnb, la marchandisation ou le folklore militant, quartier des assembl\u00e9es et des disputes interminables entre groupes militants, \u00e0 l'agonie devant sa militarisation, \u00e9touff\u00e9 par les barri\u00e8res m\u00e9talliques et des projets urbanistes d\u00e9lirants, coeur de ville et place cathartique d'une politique du quartier, de la capitale, du pays. \n\nD\u00e9crire Exarchia, le quartier de toutes les hyperboles, version miniature (et extr\u00eame) des conflits nationaux, mais aussi des fantasmes et projections du gratin militant international... Autant renoncer d'embl\u00e9e. Mais n'est-ce pas le propre des mythes que d'\u00e9chapper aux tentatives d'accaparement ? De ne pas se laisser enfermer ou r\u00e9duire \u00e0 une d\u00e9finition, une dimension et une direction qui r\u00e9pondent \u00e0 des int\u00e9r\u00eats ? Un quartier, aussi polymorphe qui plus est, ne se laisse pas si facilement attraper. \u00c0 tout prendre, autant choisir un point de vue, et pourquoi pas le mien. » \n\nComment un quartier peut-il s'affranchir pendant toute une d\u00e9cennie du contr\u00f4le de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarit\u00e9s, ses espoirs d\u00e9chus, ses victoires,... pour nous montrer les possibilit\u00e9s qui existent, lorsque des habitants r\u00e9ussissent \u00e0 tenir t\u00eate au fascisme, que celui-ci soit militant ou \u00e9tatique ou les deux. \n\nIl parvient \u00e0 faire l'histoire singuli\u00e8re d'un pays dont il a \u00e9prouv\u00e9 les crises, et l'inscrit dans celle, plus large, des villes qui r\u00e9sistent, co\u00fbte que co\u00fbte, \u00e0 toutes formes d'oppression. Si le r\u00e9cit de la Gr\u00e8ce peut \u00eatre lu comme un r\u00e9cit d'anticipation \u00e0 bien des \u00e9gards, il donne aussi des raisons d'esp\u00e9rer. Comprendre Exarchia, c'est comprendre ce qui a march\u00e9, entrevoir ce qui aurait pu marcher, et s'inspirer des raisons de l'impossibilit\u00e9 \u00e0 rester un \u00eelot imperm\u00e9able aux logiques d'oppression, afin de, peut-\u00eatre, recr\u00e9er ailleurs des r\u00e9seaux de solidarit\u00e9. " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte des migrant·es et sans-papiers, antiracisme politique, décolonisation
Éducation populaire
Surveillance, répression, libertés, technopolice
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Jeudi 9 avril de 19h00 à 22h00,
Où ?
Centre Paris Anim Ken Saro-Wiwa
63 Rue de Buzenval, 75020, Paris, France
Rencontre avec Victor Collet, auteur de "Vivre sans police - Du long été au crépuscule d’Exarchia" aux Editions Agone
Mélangeant souvenirs militants et analyses historiques, Victor Collet propose un point de vue situé, engagé et conscient d’une expérience unique de révolte populaire.
« Mecque des anarchistes, paradis pour anarcho-touristes, zoo émeutier pour jeunes égarés, quartier de la résistance ou de l’insurrection contre la dictature des colonels, de la révolte et des émeutiers après décembre 2008, quartier des intellectuels, petit coin laborieux des artisans, maisons d’édition, libraires, imprimeurs, luthiers, quartier paisible et bariolé, commerçant et festif, « contre culturel » ou « alternatif », de plus en plus branché, gentrifié, approché puis envahi par les touristes à la nuit tombée, quartier de tous les refuges, des sans abris et des exilés, des antifascistes et des hooligans de l’AEK Athènes, des dealers et des mafieux, des koukouloforoi, (jeunes encagoulés et délinquants sociaux), quartier de tous les départs, vidé par le Airbnb, la marchandisation ou le folklore militant, quartier des assemblées et des disputes interminables entre groupes militants, à l’agonie devant sa militarisation, étouffé par les barrières métalliques et des projets urbanistes délirants, coeur de ville et place cathartique d’une politique du quartier, de la capitale, du pays.
Décrire Exarchia, le quartier de toutes les hyperboles, version miniature (et extrême) des conflits nationaux, mais aussi des fantasmes et projections du gratin militant international... Autant renoncer d’emblée. Mais n’est-ce pas le propre des mythes que d’échapper aux tentatives d’accaparement ? De ne pas se laisser enfermer ou réduire à une définition, une dimension et une direction qui répondent à des intérêts ? Un quartier, aussi polymorphe qui plus est, ne se laisse pas si facilement attraper. À tout prendre, autant choisir un point de vue, et pourquoi pas le mien. »
Comment un quartier peut-il s’affranchir pendant toute une décennie du contrôle de la police ? Victor Collet nous guide dans Exarchia, dans ses squats, ses violences, ses solidarités, ses espoirs déchus, ses victoires,... pour nous montrer les possibilités qui existent, lorsque des habitants réussissent à tenir tête au fascisme, que celui-ci soit militant ou étatique ou les deux.
Il parvient à faire l’histoire singulière d’un pays dont il a éprouvé les crises, et l’inscrit dans celle, plus large, des villes qui résistent, coûte que coûte, à toutes formes d’oppression. Si le récit de la Grèce peut être lu comme un récit d’anticipation à bien des égards, il donne aussi des raisons d’espérer. Comprendre Exarchia, c’est comprendre ce qui a marché, entrevoir ce qui aurait pu marcher, et s’inspirer des raisons de l’impossibilité à rester un îlot imperméable aux logiques d’oppression, afin de, peut-être, recréer ailleurs des réseaux de solidarité.