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Rassemblement pour la paix au Soudan
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"name": "Rassemblement pour la paix au Soudan" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Rassemblement-pour-la-paix-au-Soudan.html \n\nAPPEL \u00c0 RASSEMBLEMENT (par Sound of Sudan)\n\nPOUR LA PAIX AU SOUDAN, \n\nET POUR TOUS LES PEUPLES AFFECT\u00c9S PAR LA GUERRE \n\nPOUR UN ACCUEIL DIGNE DES R\u00c9FUGI\u00c9.ES ET MIGRANT.ES \n\nDepuis avril 2023, le Soudan est le th\u00e9\u00e2tre d'une guerre atroce opposant deux forces arm\u00e9es rivales, provoquant la mort et la destruction au sein de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Des millions de personnes sont forc\u00e9es au d\u00e9placement et \u00e0 la migration, s'exposant \u00e0 de nouvelles violences et des violations de leurs droits fondamentaux. \n\nLa communaut\u00e9 internationale reste d\u00e9faillante face \u00e0 cette double crise. Elle refuse de prendre des positions qui permettraient d'oeuvrer pour une paix juste et durable pour le Soudan. Parall\u00e8lement, elle r\u00e9serve aux r\u00e9fugi\u00e9s soudanais arrivant en Europe un traitement inhumain et injuste. \n\nLes faits, et quelques chiffres : \n\nAu Soudan : \n\n\u2013 Plus de 1000 jours de guerre. Le conflit oppose l'arm\u00e9e nationale (Forces arm\u00e9es soudanaises), dirig\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral et de facto chef d'\u00c9tat Abdel Fattah Al-Burhan, aux milices des Forces de soutien rapide (FSR), command\u00e9es par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti. Anciens alli\u00e9s lors du coup d'\u00c9tat ayant mis fin au gouvernement de transition, civil, issu de la r\u00e9volution de 2019, ils s'affrontent aujourd'hui avec une violence extr\u00eame. \n\n\u2013 La r\u00e9volution de 2019, r\u00e9clamant « libert\u00e9, paix et justice », avait r\u00e9ussi \u00e0 mettre fin \u00e0 trente ans de \n\nr\u00e9gime dictatorial \u00e0 connotation islamiste sous Omar Al-Bachir. Le pouvoir a lui-m\u00eame eu recours \u00e0 \n\nHemedti et \u00e0 ses milices (Janjaweed, devenues ensuite FSR), pour \u00e9craser les mouvements contestataires dans des r\u00e9gions marginalis\u00e9es, puis dans la r\u00e9pression violente de la r\u00e9volution pacifique. Des centaines de personnes, parmi lesquelles des travailleurs, \u00e9tudiants, femmes et jeunes, ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es ou emprisonn\u00e9es pour leur engagement. \n\n\u2013 Hemedti avait d\u00e9j\u00e0 obtenu reconnaissance et financements, lorsque l'Union europ\u00e9enne, en coop\u00e9ration avec le gouvernement soudanais, mettait en place le « processus de Khartoum » (2014), lors duquel ses milices ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9es comme force de contr\u00f4le des fronti\u00e8res pour emp\u00eacher les flux migratoires vers l'Afrique du Nord et l'Europe. \n\nBilan humain : \n\n\u2013 Au moins 200 000 morts. 60 000 personnes mortes ou disparues seulement lors de la prise d'Al Fasher, en octobre 2025, par les FSR. La population est confront\u00e9e aux violences, aux viols, aux d\u00e9placements forc\u00e9s et \u00e0 la famine. \n\n\u2013 Les milices des FSR apparaissent comme auteur principal de crimes de guerre et de crimes contre l'humanit\u00e9, selon les rapports des Nations-Unies et d'Amnesty International. Ils jouissent du soutien \n\nmilitaire et financier des \u00c9mirats arabes unis. Les Forces arm\u00e9es soudanaises sont \u00e9galement d\u00e9sign\u00e9es comme auteur de crimes. \n\n\u2013 Des puissances internationales sont impliqu\u00e9es dans le conflit en m\u00eame temps qu'elles se pr\u00e9sentent, pour certaines, comme des m\u00e9diatrices : \u00c9tats-Unis, \u00c9mirats arabes unis, Arabie saoudite ou \u00c9gypte. Malgr\u00e9 l'embargo contre l'acheminement d'armes au Soudan, du mat\u00e9riel militaire, y compris d'origine fran\u00e7aise, sert contre les populations soudanaises. La guerre d\u00e9passe le cadre d'un conflit interne pour devenir un affrontement d'int\u00e9r\u00eats imp\u00e9rialistes et coloniaux, o\u00f9 les ressources du pays (p\u00e9trole, or, gomme arabique, produits agricoles) valent plus que la vie humaine. \n\nD\u00e9placements et migrations : \n\n\u2013 14 millions de personnes d\u00e9plac\u00e9es : 9 million de d\u00e9plac\u00e9.es internes, 4 millions de r\u00e9fugi\u00e9.es dans les \n\npays voisins. D'autres personnes entreprennent le p\u00e9rilleux voyage vers l'Europe. En mer M\u00e9diterran\u00e9e, beaucoup meurent en traversant la mer dans des embarcations pr\u00e9caires ou subissent l'esclavage moderne en Libye. \n\n\u2013 Depuis 2025, la majorit\u00e9 des r\u00e9fugi\u00e9.es arrivent en Gr\u00e8ce, depuis la Libye. Nombre d'entre eux y sont emprisonn\u00e9s, accus\u00e9s de trafic ill\u00e9gal de personnes pour avoir « pilot\u00e9 » les embarcations. \n\n\u2013 Environ 300 r\u00e9fugi\u00e9.es soudanais.es sont aujourd'hui d\u00e9tenus dans les prisons grecques. Les proc\u00e8s sont exp\u00e9ditifs et injustes : services d'interpr\u00e9tation d\u00e9faillants, repr\u00e9sentation par des avocats commis d'office, condamnations lourdes pouvant atteindre plusieurs dizaines d'ann\u00e9es de prison, y compris pour des mineurs. \n\n\u2013 Au total, 4000 migrants et r\u00e9fugi\u00e9s sont emprisonn\u00e9s pour le m\u00eame d\u00e9lit de « passeur », alors que les v\u00e9ritables trafiquants \u00e9chappent \u00e0 la justice. \n\n\u2013 En France, des centaines de r\u00e9fugi\u00e9.es et de migrant.es vivent dans la rue, \u00e0 Paris et ailleurs, sans acc\u00e8s au logement, malgr\u00e9 les obligations l\u00e9gales de l'\u00c9tat et ses condamnations pour manquements. \n\n\u2013 Les conditions sont indignes pour la subsistance des migrant.es et r\u00e9fugi\u00e9.es \u00e0 Calais. Les personnes \n\nsont expos\u00e9es \u00e0 des dangers mortels en tentant le voyage vers l'Angleterre. \n\nNous d\u00e9non\u00e7ons : \n\n\u2013 La politique europ\u00e9enne et internationale qui ferme les yeux sur le drame soudanais et refuse de \n\ncondamner les acteurs de crimes et leurs complices. \n\n\u2013 La politique migratoire europ\u00e9enne, qui, apr\u00e8s avoir contribu\u00e9 \u00e0 la l\u00e9gitimation des milices Janjaweed et de Hemedti dans le cadre du processus de Khartoum - en renfor\u00e7ant ainsi un acteur aujourd'hui responsable de crimes atroces dans le cadre de la guerre -, refuse d'accueillir sur son sol les victimes de cette guerre. \n\nNous exigeons : \n\n\u2013 Des actions concr\u00e8tes pour mettre fin \u00e0 la guerre au Soudan et \u00e0 l'indiff\u00e9rence de la communaut\u00e9 \n\ninternationale. \n\n\u2013 La fin de l'impunit\u00e9 pour les auteurs de crimes, leurs alli\u00e9s et complices. \n\n\u2013 La fin des politiques et l\u00e9gislations qui forcent les personnes \u00e0 prendre des routes et embarcations \n\ndangereuses, \u00e0 mourir en mer ou en franchissant des fronti\u00e8res. \n\n\u2013 Personne ne doit \u00eatre emprisonn\u00e9 pour avoir fui la guerre, la souffrance ou la faim. \n\n\u2013 Des conditions dignes pour tou.tes les migrant.es et r\u00e9fugi\u00e9.es en Europe. Aucune personne ne doit \n\nvivre dans la rue. \n\nStop aux massacres, stop aux violences, stop \u00e0 la guerre.\n\nLa vie humaine est une valeur non n\u00e9gociable. \n\nAucune vie n'est ill\u00e9gale. \n\nDes conditions dignes d'accueil pour les migrants et les migrantes, r\u00e9fugi\u00e9s et r\u00e9fugi\u00e9es. Voir aussi sur Instagram Voir aussi Sound of Sudan " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte des migrant·es et sans-papiers, antiracisme politique, décolonisation
Type d'événement :
Rassemblement
Quand ?
Cet événement est passé
Samedi 14 février de 14h00 à 18h00,
Où ?
Place de la République
75011 Paris
#PaixPourLeSoudan
#justice
#solidarité
APPEL À RASSEMBLEMENT (par Sound of Sudan)
POUR LA PAIX AU SOUDAN,
ET POUR TOUS LES PEUPLES AFFECTÉS PAR LA GUERRE
POUR UN ACCUEIL DIGNE DES RÉFUGIÉ.ES ET MIGRANT.ES
Depuis avril 2023, le Soudan est le théâtre d’une guerre atroce opposant deux forces armées rivales, provoquant la mort et la destruction au sein de la société civile. Des millions de personnes sont forcées au déplacement et à la migration, s’exposant à de nouvelles violences et des violations de leurs droits fondamentaux.
La communauté internationale reste défaillante face à cette double crise. Elle refuse de prendre des positions qui permettraient d’oeuvrer pour une paix juste et durable pour le Soudan. Parallèlement, elle réserve aux réfugiés soudanais arrivant en Europe un traitement inhumain et injuste.
Les faits, et quelques chiffres :
Au Soudan :
– Plus de 1000 jours de guerre. Le conflit oppose l’armée nationale (Forces armées soudanaises), dirigée par le général et de facto chef d’État Abdel Fattah Al-Burhan, aux milices des Forces de soutien rapide (FSR), commandées par Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti. Anciens alliés lors du coup d’État ayant mis fin au gouvernement de transition, civil, issu de la révolution de 2019, ils s’affrontent aujourd’hui avec une violence extrême.
– La révolution de 2019, réclamant « liberté, paix et justice », avait réussi à mettre fin à trente ans de
régime dictatorial à connotation islamiste sous Omar Al-Bachir. Le pouvoir a lui-même eu recours à
Hemedti et à ses milices (Janjaweed, devenues ensuite FSR), pour écraser les mouvements contestataires dans des régions marginalisées, puis dans la répression violente de la révolution pacifique. Des centaines de personnes, parmi lesquelles des travailleurs, étudiants, femmes et jeunes, ont été tuées ou emprisonnées pour leur engagement.
– Hemedti avait déjà obtenu reconnaissance et financements, lorsque l’Union européenne, en coopération avec le gouvernement soudanais, mettait en place le « processus de Khartoum » (2014), lors duquel ses milices ont été désignées comme force de contrôle des frontières pour empêcher les flux migratoires vers l’Afrique du Nord et l’Europe.
Bilan humain :
– Au moins 200 000 morts. 60 000 personnes mortes ou disparues seulement lors de la prise d’Al Fasher, en octobre 2025, par les FSR. La population est confrontée aux violences, aux viols, aux déplacements forcés et à la famine.
– Les milices des FSR apparaissent comme auteur principal de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, selon les rapports des Nations-Unies et d’Amnesty International. Ils jouissent du soutien
militaire et financier des Émirats arabes unis. Les Forces armées soudanaises sont également désignées comme auteur de crimes.
– Des puissances internationales sont impliquées dans le conflit en même temps qu’elles se présentent, pour certaines, comme des médiatrices : États-Unis, Émirats arabes unis, Arabie saoudite ou Égypte. Malgré l’embargo contre l’acheminement d’armes au Soudan, du matériel militaire, y compris d’origine française, sert contre les populations soudanaises. La guerre dépasse le cadre d’un conflit interne pour devenir un affrontement d’intérêts impérialistes et coloniaux, où les ressources du pays (pétrole, or, gomme arabique, produits agricoles) valent plus que la vie humaine.
Déplacements et migrations :
– 14 millions de personnes déplacées : 9 million de déplacé.es internes, 4 millions de réfugié.es dans les
pays voisins. D’autres personnes entreprennent le périlleux voyage vers l’Europe. En mer Méditerranée, beaucoup meurent en traversant la mer dans des embarcations précaires ou subissent l’esclavage moderne en Libye.
– Depuis 2025, la majorité des réfugié.es arrivent en Grèce, depuis la Libye. Nombre d’entre eux y sont emprisonnés, accusés de trafic illégal de personnes pour avoir « piloté » les embarcations.
– Environ 300 réfugié.es soudanais.es sont aujourd’hui détenus dans les prisons grecques. Les procès sont expéditifs et injustes : services d’interprétation défaillants, représentation par des avocats commis d’office, condamnations lourdes pouvant atteindre plusieurs dizaines d’années de prison, y compris pour des mineurs.
– Au total, 4000 migrants et réfugiés sont emprisonnés pour le même délit de « passeur », alors que les véritables trafiquants échappent à la justice.
– En France, des centaines de réfugié.es et de migrant.es vivent dans la rue, à Paris et ailleurs, sans accès au logement, malgré les obligations légales de l’État et ses condamnations pour manquements.
– Les conditions sont indignes pour la subsistance des migrant.es et réfugié.es à Calais. Les personnes
sont exposées à des dangers mortels en tentant le voyage vers l’Angleterre.
Nous dénonçons :
– La politique européenne et internationale qui ferme les yeux sur le drame soudanais et refuse de
condamner les acteurs de crimes et leurs complices.
– La politique migratoire européenne, qui, après avoir contribué à la légitimation des milices Janjaweed et de Hemedti dans le cadre du processus de Khartoum - en renforçant ainsi un acteur aujourd’hui responsable de crimes atroces dans le cadre de la guerre -, refuse d’accueillir sur son sol les victimes de cette guerre.
Nous exigeons :
– Des actions concrètes pour mettre fin à la guerre au Soudan et à l’indifférence de la communauté
internationale.
– La fin de l’impunité pour les auteurs de crimes, leurs alliés et complices.
– La fin des politiques et législations qui forcent les personnes à prendre des routes et embarcations
dangereuses, à mourir en mer ou en franchissant des frontières.
– Personne ne doit être emprisonné pour avoir fui la guerre, la souffrance ou la faim.
– Des conditions dignes pour tou.tes les migrant.es et réfugié.es en Europe. Aucune personne ne doit
vivre dans la rue.
Stop aux massacres, stop aux violences, stop à la guerre.
La vie humaine est une valeur non négociable.
Aucune vie n’est illégale.
Des conditions dignes d’accueil pour les migrants et les migrantes, réfugiés et réfugiées.