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Projection–discussion. "Squat, la ville est à nous !"
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"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Projection-discussion-Squat-la-ville-est-a-nous-7417.html \n\nProjection du film \"Squat : la ville est \u00e0 nous !\", documentaire de Christophe Coello (2011, 94 mn), suivie d'une discussion. \n\nNous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie \u00e0 la sp\u00e9culation, mais la sc\u00e8ne pourrait se d\u00e9rouler aussi bien dans n'importe quelle grande ville d'Europe : gentrification, loyers hors de prix, op\u00e9rations de « r\u00e9habilitation » destin\u00e9es \u00e0 remodeler \u00e0 coups de serpe la population d'une rue ou d'un centre-ville... \n\nPendant huit ans, de 2003 \u00e0 2011, Christophe Coello a film\u00e9 de l'int\u00e9rieur les actions de Miles de viviendas (\"Des milliers de logements\"), un groupe de flibustiers qui invente mille fa\u00e7ons de repousser les murs du possible. Gloria, Vicente, Ada et les autres ne se contentent pas d'investir des habitations promises \u00e0 la culbute financi\u00e8re : ils impulsent la r\u00e9sistance \u00e0 l'\u00e9chelle du quartier. Collecte d'informations sur les magouilles immobili\u00e8res en cours, op\u00e9rations festives de d\u00e9minage du b\u00e9ton arm\u00e9, intrusions chez les donneurs d'ordre, tissage de liens de solidarit\u00e9 avec les voisins, comme dans cette jonction improbable et pourtant fructueuse entre les squatteurs et les « vieilles dames » du quartier de la Barceloneta. \n\nLe film parle de la lutte de mal (ou pas) log\u00e9s et contre les in\u00e9galit\u00e9s, les injustices en g\u00e9n\u00e9ral. Les occupations \u00e9tant ill\u00e9gales, les squatteurs se trouvent forc\u00e9ment confront\u00e9s \u00e0 une r\u00e9pression plus ou moins violente. Mais il n'oublie pas d'\u00e9voquer les difficult\u00e9s en interne : les objectifs des occupants ne sont pas forc\u00e9ment les m\u00eames... \n\nIl devient de plus en plus difficile de trouver des lieux \u00e0 occuper (que ce soit des squats militants ou d'habitation pour les mal log\u00e9s ou SDF.) Quatre millions de personnes sont consid\u00e9r\u00e9es comme mal log\u00e9es en France. \n\nLa premi\u00e8re forme de mal-logement est le fait de vivre dans un habitat d\u00e9grad\u00e9 : 2,2 millions de personnes sont concern\u00e9es. Pas moins de 100 000 personnes vivent dans des habitats de fortune, des cabanes, des campings, etc. S'y ajoutent 208 000 gens du voyage qui ne disposent pas d'aire am\u00e9nag\u00e9e et vivent dans des conditions souvent particuli\u00e8rement dures. On compte aussi 20 000 travailleurs immigr\u00e9s h\u00e9berg\u00e9s dans des foyers v\u00e9tustes en attente de r\u00e9novation. \u00c0 ces tr\u00e8s mal log\u00e9s s'ajoutent ceux qui disposent de leur propre logement mais pas du minimum de confort, soit 1,9 million de personnes. Ces logements n'ont pas d'eau courante, de douche, de WC int\u00e9rieurs ou de coin cuisine, ou encore ont un moyen de chauffage d\u00e9faillant. \n\nLa deuxi\u00e8me forme de mal-logement est le manque d'espace, situation qui concerne plus d'un million de personnes selon l'Insee. \n\nEnfin, la troisi\u00e8me forme de mal-logement est de ne pas disposer de logement personnel : un million de personnes sont concern\u00e9es. 350 000 personnes n'ont pas de domicile. Parmi elles, la majorit\u00e9 est log\u00e9e de fa\u00e7on tr\u00e8s pr\u00e9caire en centre d'h\u00e9bergement d'urgence ou \u00e0 l'h\u00f4tel. Une enqu\u00eate r\u00e9alis\u00e9e en 2012 par l'Insee estimait le nombre de sans-abri \u00e0 plus de 10 000, mais le chiffre a sans doute augment\u00e9 depuis. Une partie de la population fran\u00e7aise continue \u00e0 vivre dans des conditions particuli\u00e8rement indignes. En plus, 25 000 personnes vivent en permanence \u00e0 l'h\u00f4tel, souvent de tr\u00e8s mauvaise qualit\u00e9, sans cuisine. Enfin, 643 000 personnes sont h\u00e9berg\u00e9es chez des tiers. Elles ne vivent pas n\u00e9cessairement dans des logements inconfortables, mais sont contraintes de vivre chez autrui. \n\n\u00c0 l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry\n\nDimanche 21 d\u00e9cembre 2025 \u00e0 partir de 16h\n\nEntr\u00e9e libre (accueil d\u00e8s 15h) Voir aussi Librairie Publico Voir aussi Ivry Anarchiste " ,
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Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Dimanche 21 décembre 2025 à 16h00,
Où ?
Librairie Publico
145 Rue Amelot 75011 Paris
#Logement
Projection du film "Squat : la ville est à nous !", documentaire de Christophe Coello (2011, 94 mn), suivie d’une discussion.
Nous sommes dans un quartier populaire de Barcelone en proie à la spéculation, mais la scène pourrait se dérouler aussi bien dans n’importe quelle grande ville d’Europe : gentrification, loyers hors de prix, opérations de « réhabilitation » destinées à remodeler à coups de serpe la population d’une rue ou d’un centre-ville...
Pendant huit ans, de 2003 à 2011, Christophe Coello a filmé de l’intérieur les actions de Miles de viviendas ("Des milliers de logements"), un groupe de flibustiers qui invente mille façons de repousser les murs du possible. Gloria, Vicente, Ada et les autres ne se contentent pas d’investir des habitations promises à la culbute financière : ils impulsent la résistance à l’échelle du quartier. Collecte d’informations sur les magouilles immobilières en cours, opérations festives de déminage du béton armé, intrusions chez les donneurs d’ordre, tissage de liens de solidarité avec les voisins, comme dans cette jonction improbable et pourtant fructueuse entre les squatteurs et les « vieilles dames » du quartier de la Barceloneta.
Le film parle de la lutte de mal (ou pas) logés et contre les inégalités, les injustices en général. Les occupations étant illégales, les squatteurs se trouvent forcément confrontés à une répression plus ou moins violente. Mais il n’oublie pas d’évoquer les difficultés en interne : les objectifs des occupants ne sont pas forcément les mêmes...
Il devient de plus en plus difficile de trouver des lieux à occuper (que ce soit des squats militants ou d’habitation pour les mal logés ou SDF.) Quatre millions de personnes sont considérées comme mal logées en France.
La première forme de mal-logement est le fait de vivre dans un habitat dégradé : 2,2 millions de personnes sont concernées. Pas moins de 100 000 personnes vivent dans des habitats de fortune, des cabanes, des campings, etc. S’y ajoutent 208 000 gens du voyage qui ne disposent pas d’aire aménagée et vivent dans des conditions souvent particulièrement dures. On compte aussi 20 000 travailleurs immigrés hébergés dans des foyers vétustes en attente de rénovation. À ces très mal logés s’ajoutent ceux qui disposent de leur propre logement mais pas du minimum de confort, soit 1,9 million de personnes. Ces logements n’ont pas d’eau courante, de douche, de WC intérieurs ou de coin cuisine, ou encore ont un moyen de chauffage défaillant.
La deuxième forme de mal-logement est le manque d’espace, situation qui concerne plus d’un million de personnes selon l’Insee.
Enfin, la troisième forme de mal-logement est de ne pas disposer de logement personnel : un million de personnes sont concernées. 350 000 personnes n’ont pas de domicile. Parmi elles, la majorité est logée de façon très précaire en centre d’hébergement d’urgence ou à l’hôtel. Une enquête réalisée en 2012 par l’Insee estimait le nombre de sans-abri à plus de 10 000, mais le chiffre a sans doute augmenté depuis. Une partie de la population française continue à vivre dans des conditions particulièrement indignes. En plus, 25 000 personnes vivent en permanence à l’hôtel, souvent de très mauvaise qualité, sans cuisine. Enfin, 643 000 personnes sont hébergées chez des tiers. Elles ne vivent pas nécessairement dans des logements inconfortables, mais sont contraintes de vivre chez autrui.
À l’invitation du Groupe libertaire d’Ivry
Dimanche 21 décembre 2025 à partir de 16h
Entrée libre (accueil dès 15h)