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Projection-discussion - "Le dos au mur"
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"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Projection-discussion-Le-dos-au-mur-7628.html \n\n\"Le dos au mur\", Jean-Pierre Thorn, 1981, 105' \n\nEn 1979, le trust fran\u00e7ais du secteur des transports Alsthom (devenu Alstom depuis) conna\u00eet plusieurs gr\u00e8ves dans ses usines alors que le groupe est en train de participer \u00e0 un des plus gros programmes \u00e9lectro-nucl\u00e9aires de France. \n\nEn septembre, \u00e0 Belfort en Franche-Comt\u00e9, la grogne monte sur la question des salaires et des conditions de travail, et l'occupation de l'usine qui rassemble 7000 salari\u00e9s est d\u00e9cid\u00e9e. D\u00e9but octobre, dans la banlieue parisienne, \u00e0 l'usine de Saint-Ouen, on embo\u00eete le pas : la gr\u00e8ve s'organise, l'occupation est vot\u00e9e, les portes soud\u00e9es et la production bloqu\u00e9e. Une partie des ouvriers s'affronte aux petits chefs de la ma\u00eetrise et aux patrons, et aux jaunes qui veulent, eux, reprendre le travail. La CGT et la CFDT soutiennent la gr\u00e8ve. \n\nJean-Pierre Thorn, cin\u00e9aste militant et ancien ouvrier mao \u00e9tabli \u00e0 l'usine retourne dans l'usine avec une petite \u00e9quipe (dont des membres de l'ancien collectif Cin\u00e9-Lutte) et une cam\u00e9ra pour donner la parole aux ouvriers et filmer la gr\u00e8ve de l'int\u00e9rieur. \n\nLe film retrace les d\u00e9buts de l'organisation du quotidien dans la gr\u00e8ve, les perspectives des diff\u00e9rents protagonistes mais aussi les conflits dans les comit\u00e9s entre direction syndicale et ouvriers. Il donne acc\u00e8s \u00e0 de nombreuses discussions sur des questions importantes pour les gr\u00e9vistes comme la question de la violence et du sabotage (surtout quand la gr\u00e8ve plus « classique » patine), celle des mani\u00e8res de s'ouvrir pour ne pas se retrouver isol\u00e9s et celle de la gestion de la r\u00e9pression. La cam\u00e9ra capture aussi nombre de moments de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, d'\u00e9changes et d'enthousiasme que permettent la fin du travail et l'affrontement avec les patrons mais aussi les d\u00e9sillusions et les espoirs d\u00e9\u00e7us. Autant d'images et de sons qui pourront nous aider \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ces questions inh\u00e9rentes \u00e0 chaque lutte. \n\n\u00c7a sera aussi l'occasion de s'interroger \u00e0 partir du film et d'autres exemples sur la pratique du cin\u00e9ma militant et des images dans et depuis les terrains de luttes. Le cin\u00e9ma militant a certainement \u00e9t\u00e9 un moyen d'amplifier l'\u00e9cho des luttes, de diffuser des pratiques ou de retranscrire les d\u00e9bats foisonnants qui peuvent y prendre place. Mais aussi un outil de propagande fait pour « conscientiser les masses » pour les partis (comme le PC ou la CGT en France) ou des \u00c9tats et leurs id\u00e9ologies. Est-ce qu'un cin\u00e9ma militant v\u00e9ritablement subversif est possible ? \n\nOn pourra se reporter pour cette discussion aux deux liasses des archives \"Getaway Intervenir par l'image\" 1 et 2. Voir aussi les Fleurs arctiques " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Dimanche 1er février à 15h00,
Où ?
Les Fleurs arctiques
45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
"Le dos au mur", Jean-Pierre Thorn, 1981, 105’
En 1979, le trust français du secteur des transports Alsthom (devenu Alstom depuis) connaît plusieurs grèves dans ses usines alors que le groupe est en train de participer à un des plus gros programmes électro-nucléaires de France.
En septembre, à Belfort en Franche-Comté, la grogne monte sur la question des salaires et des conditions de travail, et l’occupation de l’usine qui rassemble 7000 salariés est décidée. Début octobre, dans la banlieue parisienne, à l’usine de Saint-Ouen, on emboîte le pas : la grève s’organise, l’occupation est votée, les portes soudées et la production bloquée. Une partie des ouvriers s’affronte aux petits chefs de la maîtrise et aux patrons, et aux jaunes qui veulent, eux, reprendre le travail. La CGT et la CFDT soutiennent la grève.
Jean-Pierre Thorn, cinéaste militant et ancien ouvrier mao établi à l’usine retourne dans l’usine avec une petite équipe (dont des membres de l’ancien collectif Ciné-Lutte) et une caméra pour donner la parole aux ouvriers et filmer la grève de l’intérieur.
Le film retrace les débuts de l’organisation du quotidien dans la grève, les perspectives des différents protagonistes mais aussi les conflits dans les comités entre direction syndicale et ouvriers. Il donne accès à de nombreuses discussions sur des questions importantes pour les grévistes comme la question de la violence et du sabotage (surtout quand la grève plus « classique » patine), celle des manières de s’ouvrir pour ne pas se retrouver isolés et celle de la gestion de la répression. La caméra capture aussi nombre de moments de légèreté, d’échanges et d’enthousiasme que permettent la fin du travail et l’affrontement avec les patrons mais aussi les désillusions et les espoirs déçus. Autant d’images et de sons qui pourront nous aider à réfléchir à ces questions inhérentes à chaque lutte.
Ça sera aussi l’occasion de s’interroger à partir du film et d’autres exemples sur la pratique du cinéma militant et des images dans et depuis les terrains de luttes. Le cinéma militant a certainement été un moyen d’amplifier l’écho des luttes, de diffuser des pratiques ou de retranscrire les débats foisonnants qui peuvent y prendre place. Mais aussi un outil de propagande fait pour « conscientiser les masses » pour les partis (comme le PC ou la CGT en France) ou des États et leurs idéologies. Est-ce qu’un cinéma militant véritablement subversif est possible ?
On pourra se reporter pour cette discussion aux deux liasses des archives "Getaway Intervenir par l’image" 1 et 2.