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Projection-débat, "La Bombe" - Cycle nucléaire & cinéma par la Coordination anti-nucléaire IDF
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"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Projection-debat-La-Bombe-Cycle-nucleaire-cinema-par-la-Coordination-anti-7463.html \n\nComme chaque deuxi\u00e8me vendredi du mois, la Coordination antinucl\u00e9aire d'\u00cele-de-France vous inivite \u00e0 une projection, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e d'un buffet et suivie d'un d\u00e9bat. Cette fois-ci nous parlerons du nucl\u00e9aire militaire et des cons\u00e9quences d'une attaque. \n\nNous vous invitons \u00e0 nous rejoindre pour partager nos connaissances et r\u00e9fl\u00e9chir ensemble sur nos moyens de lutter contre le rouleau compresseur du lobby nucl\u00e9aire. \n\n— La Coordination antinucl\u00e9aire \u00cele de France \n\n\"LA BOMBE\" - Peter Watkins | 1966 | 50 min. \n\n« En pleine guerre froide, l'URSS lance une attaque nucl\u00e9aire sur la Grande-Bretagne. Ce \"documentaire d'anticipation\" construit \u00e0 base de pseudo-images d'archives fut interdit de diffusion dans le monde entier jusqu'en 1985 par la BBC qui l'avait command\u00e9. \n\n1967, la guerre froide. Peter Watkins imagine que par suite d'incidents \u00e0 Berlin, l'escalade dans les \"ripostes\" entre les deux puissances aboutit \u00e0 une attaque atomique russe sur l'Angleterre. Les milliers de victimes, la ridicule insuffisance des mesures de protection pr\u00e9vues pour les civils, la d\u00e9tresse des survivants, le retour \u00e0 la barbarie face \u00e0 la p\u00e9nurie, tout est montr\u00e9 dans le style des actualit\u00e9s en s'appuyant sur ce qui s'\u00e9tait pass\u00e9 \u00e0 Nagasaki et Hiroshima. \n\nPeter Watkins \u00e0 propos de \"La Bombe\" : \"J'ai r\u00e9alis\u00e9 \"La Bombe\" \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le gouvernement anglais (et la B.B.C.) faisait l'apologie de la force de dissuasion nucl\u00e9aire. La propagande officielle assurait la population que les mesures prises par la Protection Civile en Grande-Bretagne \u00ad- une farce aux bonnes intentions \u00ad- permettraient au pays de pouvoir se relever apr\u00e8s une guerre nucl\u00e9aire totale. \n\nJuste avant de d\u00e9marrer le tournage du film, j'ai envoy\u00e9 le sc\u00e9nario au British Home Office (l'\u00e9quivalent de notre minist\u00e8re de l'Int\u00e9rieur, NDR), institution gouvernementale en charge du Programme de Protection Civile. J'avais dans l'id\u00e9e de leur poser des questions sur la localisation des abris anti-atomiques en Grande-Bretagne. Le British Home Office a appel\u00e9 la cha\u00eene en \u00e9tat de panique et, d\u00e8s lors, la B.B.C. a tout fait pour m'emp\u00eacher de tourner -\u00ad les prises de vue ont dur\u00e9 quatre semaines, et le tournage s'est d\u00e9roul\u00e9 au printemps 1965. \n\nUne fois le montage de \"La Bombe\" achev\u00e9, la B.B.C. a saisi le film pour statuer sur son sort. A partir de ce moment-l\u00e0, on ne m'a plus donn\u00e9 une information sur ce qui se passait. Par la suite, j'ai appris que les pontes de la B.B.C. avaient, en septembre 1965 et par deux fois, secr\u00e8tement projet\u00e9 le film aux membres du Cabinet du Premier ministre d'alors, Harold Wilson, et les avaient invit\u00e9s \u00e0 donner leur opinion sur le bien fond\u00e9 de sa diffusion \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision britannique. Avaient \u00e9t\u00e9 aussi convi\u00e9s \u00e0 ces projections le British Home Office, le minist\u00e8re de la D\u00e9fense nationale et le Post Office (le CSA anglais, NDR). \n\nEn agissant de la sorte, la B.B.C. avait viol\u00e9 sa Charte d'Ind\u00e9pendance. J'ai donc imm\u00e9diatement remis ma d\u00e9mission et inform\u00e9 la presse de cette affaire. Ignorant les milliers de lettres des t\u00e9l\u00e9spectateurs et les injonctions de nombreux notables qui demandaient que \"La Bombe\" soit diffus\u00e9, la B.B.C. a d\u00e9cid\u00e9, en novembre 1965, de bannir le film. Face \u00e0 la mont\u00e9e de la protestation populaire elle s'est r\u00e9solue, en f\u00e9vrier 1966, \u00e0 organiser six projections exceptionnelles au National Film Theatre \u00e0 Londres. Seuls \u00e9taient invit\u00e9s, toutefois, les membres de l'establishment et des journalistes pro-nucl\u00e9aires. Les autres, \u00e0 savoir le reste de la presse et le public, ne pouvaient pas acc\u00e9der \u00e0 la salle, un cordon de sbires de la B.B.C. leur en interdisant l'acc\u00e8s. \n\nAvec ce documentaire, je n'ai pas cherch\u00e9 \u00e0 exag\u00e9rer l'horreur de la situation. Si \"La Bombe\" choque le spectateur ce n'est pas parce qu'on a eu recours \u00e0 des effets de terreur mais parce qu'il voit pour la premi\u00e8re fois, avec l'\u00e9vidence de l'image, ce qu'il ne veut pas voir et ce qu'on ne lui laisse pas voir. » \n\n\"La Bombe\" est un film exceptionnel, m\u00eame si certains sp\u00e9cialistes pensent que Peter Watkins est encore en-dessous de la v\u00e9rit\u00e9... " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte pour la protection de l’environnement, écologie
Surveillance, répression, libertés, technopolice
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Vendredi 9 janvier à 19h00,
Où ?
EDMP
8, impasse Crozatier, 75012, Paris
Comme chaque deuxième vendredi du mois, la Coordination antinucléaire d’Île-de-France vous inivite à une projection, précédée d’un buffet et suivie d’un débat. Cette fois-ci nous parlerons du nucléaire militaire et des conséquences d’une attaque.
Nous vous invitons à nous rejoindre pour partager nos connaissances et réfléchir ensemble sur nos moyens de lutter contre le rouleau compresseur du lobby nucléaire.
— La Coordination antinucléaire Île de France
"LA BOMBE" - Peter Watkins | 1966 | 50 min.
« En pleine guerre froide, l’URSS lance une attaque nucléaire sur la Grande-Bretagne. Ce "documentaire d’anticipation" construit à base de pseudo-images d’archives fut interdit de diffusion dans le monde entier jusqu’en 1985 par la BBC qui l’avait commandé.
1967, la guerre froide. Peter Watkins imagine que par suite d’incidents à Berlin, l’escalade dans les "ripostes" entre les deux puissances aboutit à une attaque atomique russe sur l’Angleterre. Les milliers de victimes, la ridicule insuffisance des mesures de protection prévues pour les civils, la détresse des survivants, le retour à la barbarie face à la pénurie, tout est montré dans le style des actualités en s’appuyant sur ce qui s’était passé à Nagasaki et Hiroshima.
Peter Watkins à propos de "La Bombe" : "J’ai réalisé "La Bombe" à une époque où le gouvernement anglais (et la B.B.C.) faisait l’apologie de la force de dissuasion nucléaire. La propagande officielle assurait la population que les mesures prises par la Protection Civile en Grande-Bretagne - une farce aux bonnes intentions - permettraient au pays de pouvoir se relever après une guerre nucléaire totale.
Juste avant de démarrer le tournage du film, j’ai envoyé le scénario au British Home Office (l’équivalent de notre ministère de l’Intérieur, NDR), institution gouvernementale en charge du Programme de Protection Civile. J’avais dans l’idée de leur poser des questions sur la localisation des abris anti-atomiques en Grande-Bretagne. Le British Home Office a appelé la chaîne en état de panique et, dès lors, la B.B.C. a tout fait pour m’empêcher de tourner - les prises de vue ont duré quatre semaines, et le tournage s’est déroulé au printemps 1965.
Une fois le montage de "La Bombe" achevé, la B.B.C. a saisi le film pour statuer sur son sort. A partir de ce moment-là, on ne m’a plus donné une information sur ce qui se passait. Par la suite, j’ai appris que les pontes de la B.B.C. avaient, en septembre 1965 et par deux fois, secrètement projeté le film aux membres du Cabinet du Premier ministre d’alors, Harold Wilson, et les avaient invités à donner leur opinion sur le bien fondé de sa diffusion à la télévision britannique. Avaient été aussi conviés à ces projections le British Home Office, le ministère de la Défense nationale et le Post Office (le CSA anglais, NDR).
En agissant de la sorte, la B.B.C. avait violé sa Charte d’Indépendance. J’ai donc immédiatement remis ma démission et informé la presse de cette affaire. Ignorant les milliers de lettres des téléspectateurs et les injonctions de nombreux notables qui demandaient que "La Bombe" soit diffusé, la B.B.C. a décidé, en novembre 1965, de bannir le film. Face à la montée de la protestation populaire elle s’est résolue, en février 1966, à organiser six projections exceptionnelles au National Film Theatre à Londres. Seuls étaient invités, toutefois, les membres de l’establishment et des journalistes pro-nucléaires. Les autres, à savoir le reste de la presse et le public, ne pouvaient pas accéder à la salle, un cordon de sbires de la B.B.C. leur en interdisant l’accès.
Avec ce documentaire, je n’ai pas cherché à exagérer l’horreur de la situation. Si "La Bombe" choque le spectateur ce n’est pas parce qu’on a eu recours à des effets de terreur mais parce qu’il voit pour la première fois, avec l’évidence de l’image, ce qu’il ne veut pas voir et ce qu’on ne lui laisse pas voir. »
"La Bombe" est un film exceptionnel, même si certains spécialistes pensent que Peter Watkins est encore en-dessous de la vérité...