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Projection & Discussion . ’L’expérience’, d’Olivier Hirschbiegel
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"name": "Projection & Discussion\u202f. ’L\u2019exp\u00e9rience’, d’Olivier Hirschbiegel" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Projection-Discussion-L-experience-d-Olivier-Hirschbiegel.html \n\nAfin d'\u00e9tudier « scientifiquement » le comportement humain, le professeur Thon enferme vingt volontaires, des hommes « ordinaires », dans un univers carc\u00e9ral. Huit d'entre eux sont d\u00e9sign\u00e9s pour \u00eatre les gardiens, les douze autres \u00e9tant les prisonniers. La r\u00e8gle est simple : comme dans une vraie prison, les d\u00e9tenus doivent ob\u00e9ir aux gardiens, qui sont charg\u00e9s de faire r\u00e9gner l'ordre. \n\nProgressivement, la situation se d\u00e9t\u00e9riore. La fronti\u00e8re entre l'exp\u00e9rience et la r\u00e9alit\u00e9 devient de plus en plus floue ; le pouvoir monte \u00e0 la t\u00eate de certains et les atteintes \u00e0 la libert\u00e9 et \u00e0 la dignit\u00e9 en affectent d'autres ; chaque jour qui passe voit le pouvoir et l'autorit\u00e9 se heurter de plus en plus violemment \u00e0 la r\u00e9volte. L'exp\u00e9rience d\u00e9passe tout ce qui \u00e9tait pr\u00e9vu ; les personnalit\u00e9s se r\u00e9v\u00e8lent ; d\u00e9sormais, l'enjeu n'est plus scientifique : il s'agit d'abord de s'en sortir vivant. \n\nCette fiction se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 l'exp\u00e9rience de Stanford, une \u00e9tude de psychologie sociale men\u00e9e par Philip Zimbardo en 1971 visant \u00e0 \u00e9tudier le comportement de personnes ordinaires plac\u00e9es dans une situation de domination\/r\u00e9pression. Les r\u00f4les de gardiens ou de prisonniers avaient \u00e9t\u00e9 assign\u00e9s de mani\u00e8re ostensiblement al\u00e9atoire. L'objectif : d\u00e9montrer que c'est la situation plut\u00f4t que la personnalit\u00e9 des dominants qui suscite violences et abus de pouvoir. \n\nLes prisonniers et les gardes se sont rapidement adapt\u00e9s aux r\u00f4les qu'on leur avait assign\u00e9s, d\u00e9passant les limites pr\u00e9vues et conduisant \u00e0 des situations r\u00e9ellement dangereuses et psychologiquement dommageables. L'une des conclusions de l'\u00e9tude est qu'un tiers des gardiens fit preuve de comportements sadiques, tandis que de nombreux prisonniers furent traumatis\u00e9s. \n\nMalgr\u00e9 la d\u00e9gradation des conditions et la perte de contr\u00f4le de l'exp\u00e9rience, une seule personne parmi les cinquante participants directs et indirects de l'\u00e9tude s'opposa \u00e0 la poursuite de l'exp\u00e9rience pour des raisons morales. Gr\u00e2ce \u00e0 elle, l'exp\u00e9rience fut interrompue au bout de six jours au lieu des deux semaines initialement pr\u00e9vues. \n\nSi les anarchistes ne peuvent que s'accorder sur le fait que « le pouvoir est maudit », quelle que soit la pr\u00e9tendue bonne volont\u00e9 des flics ou matons... on se doit de rappeler que, dans les conditions r\u00e9elles, on n'exerce pas par hasard des professions de r\u00e9pression. Pr\u00e9cisons \u00e9galement que, contrairement aux gardiens de prison, les prisonniers ne choisissent pas le « r\u00f4le » qui leur assign\u00e9 et ne peuvent pas d\u00e9cider de d\u00e9missionner. \n\nLa projection sera suivie d'une discussion.\n\n\u00c0 l'invitation du Groupe libertaire d'Ivry \n\nSamedi 20 juin 2026 \u00e0 partir de 16h\n\nEntr\u00e9e libre (accueil d\u00e8s 15h) Voir aussi librairie Publico Voir aussi Ivry Anarchiste " ,
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Thèmes :
Surveillance, répression, libertés, technopolice
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Samedi 20 juin à 16h00,
Où ?
Librairie Le Monde libertaire - Publico
145 Rue Amelot 75011 Paris
Afin d’étudier « scientifiquement » le comportement humain, le professeur Thon enferme vingt volontaires, des hommes « ordinaires », dans un univers carcéral. Huit d’entre eux sont désignés pour être les gardiens, les douze autres étant les prisonniers. La règle est simple : comme dans une vraie prison, les détenus doivent obéir aux gardiens, qui sont chargés de faire régner l’ordre.
Progressivement, la situation se détériore. La frontière entre l’expérience et la réalité devient de plus en plus floue ; le pouvoir monte à la tête de certains et les atteintes à la liberté et à la dignité en affectent d’autres ; chaque jour qui passe voit le pouvoir et l’autorité se heurter de plus en plus violemment à la révolte. L’expérience dépasse tout ce qui était prévu ; les personnalités se révèlent ; désormais, l’enjeu n’est plus scientifique : il s’agit d’abord de s’en sortir vivant.
Cette fiction se réfère à l’expérience de Stanford, une étude de psychologie sociale menée par Philip Zimbardo en 1971 visant à étudier le comportement de personnes ordinaires placées dans une situation de domination/répression. Les rôles de gardiens ou de prisonniers avaient été assignés de manière ostensiblement aléatoire. L’objectif : démontrer que c’est la situation plutôt que la personnalité des dominants qui suscite violences et abus de pouvoir.
Les prisonniers et les gardes se sont rapidement adaptés aux rôles qu’on leur avait assignés, dépassant les limites prévues et conduisant à des situations réellement dangereuses et psychologiquement dommageables. L’une des conclusions de l’étude est qu’un tiers des gardiens fit preuve de comportements sadiques, tandis que de nombreux prisonniers furent traumatisés.
Malgré la dégradation des conditions et la perte de contrôle de l’expérience, une seule personne parmi les cinquante participants directs et indirects de l’étude s’opposa à la poursuite de l’expérience pour des raisons morales. Grâce à elle, l’expérience fut interrompue au bout de six jours au lieu des deux semaines initialement prévues.
Si les anarchistes ne peuvent que s’accorder sur le fait que « le pouvoir est maudit », quelle que soit la prétendue bonne volonté des flics ou matons... on se doit de rappeler que, dans les conditions réelles, on n’exerce pas par hasard des professions de répression. Précisons également que, contrairement aux gardiens de prison, les prisonniers ne choisissent pas le « rôle » qui leur assigné et ne peuvent pas décider de démissionner.
La projection sera suivie d’une discussion.
À l’invitation du Groupe libertaire d’Ivry
Samedi 20 juin 2026 à partir de 16h
Entrée libre (accueil dès 15h)