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Projection "Blokada" d’Igor Bezinovic, ou comment mijoter un bon blocus

Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme Autre

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?

Cet événement est passé
Jeudi 16 octobre 2025 de 19h30 à 22h30,

Où ?
Shakirail
72 Rue Riquet 75018 Paris

Jeudi 16 octobre au Shakirail à partir de 19h30, il y aura une projection suivi d’un débat pour parler blocus et les formes de luttes non violentes, leurs réussites mais aussi leurs limites...

"La Serbie connaît actuellement son plus grand mouvement politique depuis la révolution post-guerre de 2000. Cela fait presque un an que les étudiant.e.s serbes mènent une contestation d’une ampleur inouïe : les blocus des universités ont été suivis par de grandes manifestations, largement soutenues par la société civile.

De longues marches à travers les villages, le parcours à vélo jusqu’à Strasbourg, l’ultra-marathon jusqu’à Bruxelles, des actions strictement non-violentes, puis des barricades organisées par des citoyen.ne.s : tous cela a été accompli sous l’impulsion des blocus décentralisés et autogérés et pourtant assez systématiques et extraordinairement persistants.

On les inscrit à l’échelle mondiale dans les « révolutions gen Z » ; or, dans la région, une génération précédente a déjà fait un pas important en 2009 lorsque les étudiant.e.s ont bloqué les universités en Croatie pour exiger la non-commercialité de l’accès à l’éducation supérieure.

Si ces deux mouvements ont réussi à naître et à persister dans ces sociétés, à la fois gangrenées par la corruption et moisies par l’apathie politique, c’est parce que leur organisation sans leader et sans structure hiérarchique était la seule forme de résistance encore inflammable.

Le blocus en Croatie a été mis en images Igor Bezinovic dont le film sera exceptionnellement montré à cette occasion. S’ensuivra une discussion avec plusieurs invité.e.s sur les particularités des blocus en Serbie, dont le concept de « mijotage (distanje) » avec une perspective comparée dans l’espace ex-yougoslave, puis avec la France ; on parlera de l’efficacité et des limites de ce moyen de lutte et de la non-violence."