Mobilisation contre les restrictions budgétaires dans les organismes de recherche
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"name": "Mobilisation contre les restrictions budg\u00e9taires dans les organismes de recherche" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Mobilisation-contre-les-restrictions-budgetaires-dans-les-organismes-de.html \n\nLes lois de finance 2025 et 2026 ont instaur\u00e9 des restrictions budg\u00e9taires \u00e0 la recherche publique qui ont des cons\u00e9quences graves. La loi de programmation de la recherche, pourtant elle-m\u00eame insuffisante, n'est plus respect\u00e9e depuis l'exercice budg\u00e9taire 2025. De plus, l'\u00c9tat ne respecte plus, en 2026, les accords qu'il a sign\u00e9s sur les r\u00e9mun\u00e9rations et les carri\u00e8res dans l'enseignement sup\u00e9rieur et la recherche, acc\u00e9l\u00e9rant ainsi la chute de l'attractivit\u00e9 de la recherche publique. En deux ans, la situation budg\u00e9taire des \u00e9tablissements de la recherche publique est devenue particuli\u00e8rement critique. Le budget du CNRS, principal \u00e9tablissement de recherche, a \u00e9t\u00e9 ponctionn\u00e9 de 500 millions d'euros sur les ann\u00e9es 2025 et 2026, et sa tr\u00e9sorerie disponible sera r\u00e9duite \u00e0 n\u00e9ant fin 2026. Ainsi, l'\u00e9conomie suppl\u00e9mentaire de 20 millions d'euros demand\u00e9e par le premier ministre d\u00e9but 2026 s'est traduite par une reprise in\u00e9dite, en avril, de cr\u00e9dits attribu\u00e9s d\u00e9but 2026 aux laboratoires du CNRS. Les autres organismes de recherche sont dans une situation tout aussi pr\u00e9occupante avec des budgets 2026 en d\u00e9ficit structurel historique : 63 millions d'euros \u00e0 l'Inserm, 28 millions d'euros \u00e0 l'INRAE, 20 millions d'euros \u00e0 l'INRIA et 6 millions d'euros \u00e0 l'IRD. La majorit\u00e9 des universit\u00e9s ont \u00e9galement vot\u00e9 un budget 2026 en d\u00e9ficit. \n\nCes deux lois de finance succ\u00e8dent \u00e0 un manque d'investissement structurel du pays dans la recherche publique depuis 25 ans. La France n'a jamais respect\u00e9 son engagement, pris au niveau de l'Europe au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, d'atteindre l'objectif d'investir 3% de son produit int\u00e9rieur brut (PIB) dans la recherche et d\u00e9veloppement (R&D), dont 1% pour la recherche publique. Ces choix budg\u00e9taires ont abouti \u00e0 un effort de la France en faveur de la recherche publique \u00e0 un niveau historiquement bas depuis 1980, \u00e0 0,74 % du PIB en 2023, un pourcentage qui aura encore diminu\u00e9 depuis. Pendant ce temps, le cr\u00e9dit d'imp\u00f4t recherche, que nous ne cessons de d\u00e9noncer, continue d'augmenter sans aucun contr\u00f4le et devrait atteindre huit milliards d'euros en 2026. Ces politiques affaiblissent dangereusement la recherche publique et, depuis 20 ans, la France ne cesse de d\u00e9crocher par rapport aux autres grands pays scientifiques. \n\nLes organisations syndicales de la recherche publique demandent une programmation budg\u00e9taire pour la recherche permettant, enfin, d'atteindre 1% du PIB pour la recherche publique avant 2030 et un plan pluriannuel pour l'emploi scientifique avec la cr\u00e9ation de 6 000 postes statutaires par an pendant 10 ans dans l'enseignement sup\u00e9rieur et la recherche. \n\nLes organisations syndicales de la recherche publique appellent les personnels titulaires et contractuels, chercheurs, ing\u00e9nieurs, techniciens, doctorants \u00e0 se mobiliser et \u00e0 manifester le jeudi 11 juin 2026 : \u00e0 Paris, \u00e0 12h30 devant le minist\u00e8re de l'enseignement sup\u00e9rieur et de la recherche ; dans les r\u00e9gions, selon les modalit\u00e9s qui seront pr\u00e9cis\u00e9es localement. \n\nSignataires : SNCS-FSU, FERC-CGT, Sud Recherche, CFDT Recherche EPST, SNPTES-UNSA Voir aussi SNCS " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Type d'événement :
Rassemblement
Quand ?
Le 11 juin à 12h30,
Où ?
Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Passage Clopin 75005 Paris
#ESR
Les lois de finance 2025 et 2026 ont instauré des restrictions budgétaires à la recherche publique qui ont des conséquences graves. La loi de programmation de la recherche, pourtant elle-même insuffisante, n’est plus respectée depuis l’exercice budgétaire 2025. De plus, l’État ne respecte plus, en 2026, les accords qu’il a signés sur les rémunérations et les carrières dans l’enseignement supérieur et la recherche, accélérant ainsi la chute de l’attractivité de la recherche publique. En deux ans, la situation budgétaire des établissements de la recherche publique est devenue particulièrement critique. Le budget du CNRS, principal établissement de recherche, a été ponctionné de 500 millions d’euros sur les années 2025 et 2026, et sa trésorerie disponible sera réduite à néant fin 2026. Ainsi, l’économie supplémentaire de 20 millions d’euros demandée par le premier ministre début 2026 s’est traduite par une reprise inédite, en avril, de crédits attribués début 2026 aux laboratoires du CNRS. Les autres organismes de recherche sont dans une situation tout aussi préoccupante avec des budgets 2026 en déficit structurel historique : 63 millions d’euros à l’Inserm, 28 millions d’euros à l’INRAE, 20 millions d’euros à l’INRIA et 6 millions d’euros à l’IRD. La majorité des universités ont également voté un budget 2026 en déficit.
Ces deux lois de finance succèdent à un manque d’investissement structurel du pays dans la recherche publique depuis 25 ans. La France n’a jamais respecté son engagement, pris au niveau de l’Europe au début des années 2000, d’atteindre l’objectif d’investir 3% de son produit intérieur brut (PIB) dans la recherche et développement (R&D), dont 1% pour la recherche publique. Ces choix budgétaires ont abouti à un effort de la France en faveur de la recherche publique à un niveau historiquement bas depuis 1980, à 0,74 % du PIB en 2023, un pourcentage qui aura encore diminué depuis. Pendant ce temps, le crédit d’impôt recherche, que nous ne cessons de dénoncer, continue d’augmenter sans aucun contrôle et devrait atteindre huit milliards d’euros en 2026. Ces politiques affaiblissent dangereusement la recherche publique et, depuis 20 ans, la France ne cesse de décrocher par rapport aux autres grands pays scientifiques.
Les organisations syndicales de la recherche publique demandent une programmation budgétaire pour la recherche permettant, enfin, d’atteindre 1% du PIB pour la recherche publique avant 2030 et un plan pluriannuel pour l’emploi scientifique avec la création de 6 000 postes statutaires par an pendant 10 ans dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Les organisations syndicales de la recherche publique appellent les personnels titulaires et contractuels, chercheurs, ingénieurs, techniciens, doctorants à se mobiliser et à manifester le jeudi 11 juin 2026 : à Paris, à 12h30 devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche ; dans les régions, selon les modalités qui seront précisées localement.
Signataires : SNCS-FSU, FERC-CGT, Sud Recherche, CFDT Recherche EPST, SNPTES-UNSA