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Manifestation pour le respect de la loi du 11 février 2005

Thèmes :
Autre

Type d'événement :
Rassemblement

Quand ?
Le 19 septembre à 13h,

Où ?
Place d’Italie
Place d'Italie 75013 Paris

LES JEUNES DÉFICIENTS VISUELS APPELLENT À UNE MOBILISATION NATIONALE

Deux personnes aveugles sont mortes ces derniers mois après être tombées sur les voies du métro, à Paris puis à Lyon. Ces drames mettent en lumière les conséquences concrètes d’un manque d’accessibilité des transports : une perte d’autonomie, mais aussi une exposition à des situations de danger qui pourraient être évitées.

C’est pourquoi nous, collectif de jeunes citoyens aveugles et malvoyants pour l’accessibilité des transports, appelons à une mobilisation nationale le samedi 19 septembre 2026 à 13h00, place d’Italie devant la mairie du 13e.

« On a perdu la vue. Pourquoi devrait-ont aussi perdre la vie ? »

L’accessibilité est aussi une question de sécurité

Pour les personnes aveugles et malvoyantes, l’absence d’aménagements adaptés peut transformer un déplacement quotidien en véritable parcours à risque : absence de repères, informations voyageurs inaccessibles, correspondances difficiles à identifier, cheminements mal conçus ou équipements indispensables en panne.

« Ne pas rendre les transports accessibles, ce n’est pas seulement limiter notre autonomie. C’est aussi compromettre notre sécurité. L’accessibilité ne doit pas être considérée comme un confort ou comme une politique réservée au handicap : elle permet concrètement à chacun de se déplacer de manière plus sûre », estime Benjamin, l’organisateur du mouvement.

La sécurité ne doit toutefois pas être pensée au détriment de l’autonomie. Pour les personnes handicapées, pouvoir se déplacer librement suppose de pouvoir bénéficier de transports à la fois accessibles, fiables et sécurisés.

De la marche blanche à la mobilisation nationale

Cette mobilisation inédite s’inscrit dans la continuité de la première marche blanche organisée à Paris en hommage à Germain au mois de janvier, après son décès dans le métro. Réunis à Denfert-Rochereau pour lui rendre hommage, nous avons souhaité faire de cette mobilisation un point de départ pour porter une revendication plus large : l’accessibilité des transports ne peut plus être traitée comme une question secondaire.

Le samedi 19 septembre 2026 à 13h00, place d’Italie, devant la mairie du 13e arrondissement de Paris, nous appelons ainsi à un rassemblement pour demander des mesures concrètes en faveur de transports sécurisés. Cette mobilisation ne concerne pas uniquement Paris ou les grandes métropoles : nous demandons une véritable politique nationale, qui prenne également en compte les territoires ruraux et périurbains, où l’absence de solutions de transport accessibles peut avoir des conséquences majeures sur l’autonomie et la vie quotidienne.

Un plan national, avec des engagements vérifiables

Le collectif demande au Gouvernement de mettre en place un plan national pluriannuel pour l’accessibilité des transports comprenant notamment :

 un état des lieux public de l’accessibilité des réseaux de transport sur l’ensemble du territoire ;
 un calendrier de mise en accessibilité à court, moyen et long terme ;
 des financements clairement identifiés ;
 un responsable désigné pour chaque engagement ;
 la mise en accessibilité des stations, gares et arrêts, mais également des correspondances et des cheminements ;
 des informations voyageurs accessibles visuellement et auditivement ;
 le maintien en fonctionnement des équipements indispensables à l’accessibilité et des solutions de remplacement en cas de panne ;
 des solutions de transport accessibles dans les territoires ruraux et périurbains ;
 l’association systématique des personnes en situation de handicap à la conception, aux tests et au suivi des aménagements.

« Nous ne voulons plus de nouvelles annonces sans calendrier. Nous demandons des dates, des moyens et des résultats. », annonce Samantha, porte-parole du collectif.

Du handicap à l’intérêt général

Si la mobilisation est née d’une réalité vécue par des jeunes déficients visuels, ses revendications dépassent largement le seul handicap visuel.
Une station accessible est également plus facile à utiliser pour une personne âgée, un parent avec une poussette, une personne enceinte, une personne temporairement blessée ou un voyageur se déplaçant avec des bagages.
Dans les territoires ruraux et périurbains, l’enjeu est encore plus important. Lorsqu’une personne qui ne peut pas conduire ne dispose pas d’un transport accessible, ce sont potentiellement son accès aux études, à l’emploi, aux soins et à ses proches qui sont remis en cause.