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Manifestation pour l’Enseignement supérieur et la Recherche publics
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"name": "Manifestation Pour l’Enseignement sup\u00e9rieur et la recherche publics" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Manifestation-pour-l-Enseignement-superieur-et-la-Recherche-publics.html \n\nLes assises du financement sont lanc\u00e9es. Elles annoncent et mettent en d\u00e9bat \"la gestion des universit\u00e9s\", de \"l'immobilier universitaire\", une \"diversification des ressources et le financement comp\u00e9titif\" ainsi que \"les enjeux des ressources humaines\". Le gouvernement aimerait en effet laisser penser que les universit\u00e9s sont mauvaises gestionnaires, qu'il suffirait de r\u00e9pondre aux appels \u00e0 projets - dont les financements sont en r\u00e9alit\u00e9 r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 une minorit\u00e9 d'\u00e9tablissements et augmentent les in\u00e9galit\u00e9s de dotation sur notre territoire - et qu'une solution est toute trouv\u00e9e : la hausse des frais d'inscription et les ressources propres des \u00e9tablissements. \n\nLe 26 mars se tiendra la pl\u00e9ni\u00e8re de ces \"assises du financement des universit\u00e9s\", vaste op\u00e9ration de communication pour \u00e9viter de r\u00e9pondre au manque de moyens criant dans les \u00e9tablissements publics dont le gouvernement a la responsabilit\u00e9. \n\nLes cons\u00e9quences du sous-financement sont pourtant largement visibles. Il manque 8 MdEUR pour l'enseignement sup\u00e9rieur et 8 MdEUR pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1% du PIB \u00e0 la d\u00e9pense int\u00e9rieure de recherche des administrations. Depuis 15 ans, le d\u00e9sengagement de l'\u00c9tat est patent et les cons\u00e9quences se font sentir dans tous nos \u00e9tablissements en mati\u00e8re de formation, de recherche, de conditions de travail d\u00e9grad\u00e9es, de pr\u00e9carit\u00e9 accrue des personnels et des \u00e9tudiant\u00b7es. Sur cette p\u00e9riode, le nombre d'\u00e9tudiant\u00b7es a progress\u00e9 de 19 % tandis que le minist\u00e8re maintenait au m\u00eame niveau, en euros constants, sa subvention pour charge de service public. Nos organisations d\u00e9noncent les d\u00e9cisions des \u00e9tablissements qui se r\u00e9signent \u00e0 fermer des formations et \u00e0 r\u00e9duire les capacit\u00e9s d'accueil. C'est une lourde attaque contre l'offre de formation et les dipl\u00f4mes du service public de l'ESR qui ouvre toujours plus la voie aux formations priv\u00e9es et \u00e0 une hausse des frais d'inscription. Faute de places et de parcours, le droit \u00e0 la poursuite d'\u00e9tudes est ainsi refus\u00e9, notamment aux non-laur\u00e9at\u00b7es aux concours pour la formation des enseignant\u00b7es. \n\nPar ailleurs, nos organisations rappellent que les conf\u00e9rences, colloques ou initiatives sont de droit sur les campus et ont vocation \u00e0 traiter de tous les sujets, y compris les questions concernant des conflits internationaux, l'actualit\u00e9 sociale ou politique sans provoquer de troubles \u00e0 l'ordre public sur les campus. Nos organisations exigent le respect des libert\u00e9s d'expression et acad\u00e9mique. Le minist\u00e8re doit garantir le plein respect de la libert\u00e9 acad\u00e9mique, des franchises universitaires et de la libert\u00e9 de r\u00e9union, d'expression et d'opinion au sein des \u00e9tablissements. \n\nApr\u00e8s les initiatives r\u00e9ussies du 10 mars, nos organisations appellent \u00e0 amplifier la mobilisation. Le 26 mars, elles appellent \u00e0 se r\u00e9unir en assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales pour envisager tous les moyens d'action pour faire \u00e9chec \u00e0 cette politique, \u00e0 se rassembler et\/ou \u00e0 manifester partout dans les \u00e9tablissements pour le service public d'Enseignement sup\u00e9rieur et de Recherche, pour d\u00e9fendre les libert\u00e9s d'expression et acad\u00e9mique, et pour un financement de l'ESR public \u00e0 la hauteur des missions de recherche et de formation permettant l'am\u00e9lioration des conditions de travail et d'\u00e9tudes. \n\n\u00c0 Paris, manifestation le 26 mars, \u00e0 16 heures, \n\nde la place Jussieu au minist\u00e8re, rue Descartes Voir aussi SNESUP " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Type d'événement :
Rassemblement
Quand ?
Cet événement est passé
Jeudi 26 mars à 16h00,
Où ?
Place Jussieu
Place Jussieu 75005 Paris
Les assises du financement sont lancées. Elles annoncent et mettent en débat "la gestion des universités", de "l’immobilier universitaire", une "diversification des ressources et le financement compétitif" ainsi que "les enjeux des ressources humaines". Le gouvernement aimerait en effet laisser penser que les universités sont mauvaises gestionnaires, qu’il suffirait de répondre aux appels à projets - dont les financements sont en réalité réservés à une minorité d’établissements et augmentent les inégalités de dotation sur notre territoire - et qu’une solution est toute trouvée : la hausse des frais d’inscription et les ressources propres des établissements.
Le 26 mars se tiendra la plénière de ces "assises du financement des universités", vaste opération de communication pour éviter de répondre au manque de moyens criant dans les établissements publics dont le gouvernement a la responsabilité.
Les conséquences du sous-financement sont pourtant largement visibles. Il manque 8 MdEUR pour l’enseignement supérieur et 8 MdEUR pour la recherche publique afin notamment de consacrer 1% du PIB à la dépense intérieure de recherche des administrations. Depuis 15 ans, le désengagement de l’État est patent et les conséquences se font sentir dans tous nos établissements en matière de formation, de recherche, de conditions de travail dégradées, de précarité accrue des personnels et des étudiant·es. Sur cette période, le nombre d’étudiant·es a progressé de 19 % tandis que le ministère maintenait au même niveau, en euros constants, sa subvention pour charge de service public. Nos organisations dénoncent les décisions des établissements qui se résignent à fermer des formations et à réduire les capacités d’accueil. C’est une lourde attaque contre l’offre de formation et les diplômes du service public de l’ESR qui ouvre toujours plus la voie aux formations privées et à une hausse des frais d’inscription. Faute de places et de parcours, le droit à la poursuite d’études est ainsi refusé, notamment aux non-lauréat·es aux concours pour la formation des enseignant·es.
Par ailleurs, nos organisations rappellent que les conférences, colloques ou initiatives sont de droit sur les campus et ont vocation à traiter de tous les sujets, y compris les questions concernant des conflits internationaux, l’actualité sociale ou politique sans provoquer de troubles à l’ordre public sur les campus. Nos organisations exigent le respect des libertés d’expression et académique. Le ministère doit garantir le plein respect de la liberté académique, des franchises universitaires et de la liberté de réunion, d’expression et d’opinion au sein des établissements.
Après les initiatives réussies du 10 mars, nos organisations appellent à amplifier la mobilisation. Le 26 mars, elles appellent à se réunir en assemblées générales pour envisager tous les moyens d’action pour faire échec à cette politique, à se rassembler et/ou à manifester partout dans les établissements pour le service public d’Enseignement supérieur et de Recherche, pour défendre les libertés d’expression et académique, et pour un financement de l’ESR public à la hauteur des missions de recherche et de formation permettant l’amélioration des conditions de travail et d’études.
À Paris, manifestation le 26 mars, à 16 heures,
de la place Jussieu au ministère, rue Descartes