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"Le sacrifice" - Cycle nucléaire & cinéma par la Coordination anti-nucléaire d’Ile-de-France

Documents à télécharger :

flyernuketcineavril2026pdf.pdf

Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme Lutte pour la protection de l’environnement, écologie

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?

Cet événement est passé
Vendredi 10 avril à 19h00,

Où ?
EDMP
8, impasse Crozatier 75012 Paris

#nucléaire

Comme chaque deuxième vendredi du mois, la Coordination anti-nucléaire d’Ile de France, vous invite à une projection précédée d’un buffet et suivie d’un débat.

Nous aborderons lors de cette soirée la question des liquidateurs ayants permis de contenir la catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 à la centrale de Tchernobyl. Il y a 40 ans ceux-ci se sont bousillés la santé et cela film montre cela.

Venez discuter et débattre avec les militant·es de la Coordination anti-nucléaire IDF et participer avec nous à faire arrêter le nucléaire.

"Le Sacrifice" - Emanuela Andreoli et Wladimir Tchertkoff | 2003| 24 min.

C’était il y a longtemps et ce n’est pas vrai. "Un cauchemar", tels sont les derniers mots de ce film qui viennent souligner l’horreur de Tchernobyl. Anatoli les prononce en 1999 alors que son corps a subi les terribles irradiations qui vont le décomposer, mettre ses os à nu comme en témoignera sa femme très dignement face à la caméra deux ans plus tard en 2001.

Anatoli fait partie de ces centaines de milliers d’hommes qui, dans les jours qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl, en avril 1986, ont travaillé à la décontamination du site, des villages, des routes et des champs alentour, et à la construction improvisée du sarcophage recouvrant le réacteur n°4 en fusion pour éviter qu’il ne s’effondre, provoquant une explosion atomique 20 à 50 fois supérieure à celle d’Hiroshima. Ces hommes appelés "liquidateurs" ont travaillé dans des conditions de radioactivité extrêmes, déblayant les décombres de l’explosion à la pelle ou à la main, avec pour seule protection un tablier de plomb. Des dizaines de milliers sont morts, comme Anatoli, et continuent de mourir dans l’abandon des autorités russes, ukrainiennes et biélorusses et l’ignorance de l’Occident.

Ce film comprend des images d’archives où l’on voit les "liquidateurs" à l’oeuvre, ainsi que des interviews de certains d’entre eux quelques mois puis quelques années après la catastrophe : ils décrivent ce qu’ils ont vécu, la dégradation de leur état de santé que les médecins ne peuvent soigner.