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Le désir de nouveautés. L’obsolescence au cœur du capitalisme (XVe-XXIe siècle) : rencontre avec Jeanne Guien
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"name": "Le d\u00e9sir de nouveaut\u00e9s. L’obsolescence au c\u0153ur du capitalisme (XVe-XXIe si\u00e8cle) : rencontre avec Jeanne Guien" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Le-desir-de-nouveautes-L-obsolescence-au-coeur-du-capitalisme-XVe-XXIe-siecle-6306.html \n\nJeanne Guien pr\u00e9sentera son livre Le d\u00e9sir de nouveaut\u00e9s. L'obsolescence au coeur du capitalisme (XVe-XXIe si\u00e8cle) (\u00c9ditions La D\u00e9couverte) \u00e0 partir de 20h \u00e0 la librairie \n\n\"C'est nouveau, \u00e7a vient de sortir, c'est la mode...\" \n\nPourquoi ces discours font-ils vendre ? Comment expliquer qu'un produit mis r\u00e9cemment sur le march\u00e9 paraisse plus d\u00e9sirable et plus fiable que les autres, aussit\u00f4t d\u00e9class\u00e9s et consid\u00e9r\u00e9s comme vieux, d\u00e9pass\u00e9s, obsol\u00e8tes ? \n\nAu gr\u00e9 de la diffusion du capitalisme depuis le XVIe si\u00e8cle, la nouveaut\u00e9 est devenue un \u00e9talon de valeur. Dans la publicit\u00e9 et la communication des entreprises, elle est appliqu\u00e9e \u00e0 tout et n'importe quoi, n'importe comment : des voitures restent nouvelles un an, des styles vestimentaires le redeviennent tous les vingt ans, des objets jetables le sont pendant quelques minutes, voire quelques secondes... \n\nPourtant, en d\u00e9pit de leur obsession pour le sujet, \u00e9conomistes et marketeurs peinent \u00e0 d\u00e9finir la nouveaut\u00e9 et \u00e0 justifier l'aura qu'ils lui pr\u00eatent. Ils sont incapables de mesurer le nombre de \"nouveaux produits\" commercialis\u00e9s chaque ann\u00e9e et constatent que la grande majorit\u00e9 de ces \"lancements\" \u00e9chouent, cette offre ne r\u00e9pondant \u00e0 aucune demande. Les acteurs du march\u00e9 n'en continuent pas moins \u00e0 encourager et \u00e0 encenser l'\"innovation\". \n\nCet ouvrage raconte comment, par leurs discours et leurs pratiques, marketeurs, publicitaires, \u00e9conomistes, mais aussi n\u00e9gociants, managers, politiques, designers ou scientifiques ont construit la nouveaut\u00e9 et sa valeur, sous des formes vari\u00e9es, absurdes, agressives. Du commerce colonial vantant les produits \"exotiques\" aux promesses de \"progr\u00e8s\" et de \"modernit\u00e9\" m\u00e9canique, \u00e9lectrique ou num\u00e9rique, en passant par la \"mode\", le \"style\" ou les produits jetables, il s'agit toujours de pr\u00eater aux consommateurs, et surtout aux consommatrices, un d\u00e9sir incontr\u00f4lable de nouveaut\u00e9s afin de l\u00e9gitimer un mod\u00e8le \u00e9conomique d\u00e9vastateur : acheter, jeter, racheter. Voir aussi Librairie Quilombo Voir aussi les \u00c9ditions la D\u00e9couverte " ,
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Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte pour la protection de l’environnement, écologie
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Mardi 13 mai de 20h00 à 22h00,
Où ?
Librairie Quilombo
23 Rue Voltaire 75011 Paris
Jeanne Guien présentera son livre Le désir de nouveautés. L’obsolescence au coeur du capitalisme (XVe-XXIe siècle) (Éditions La Découverte) à partir de 20h à la librairie
"C’est nouveau, ça vient de sortir, c’est la mode..."
Pourquoi ces discours font-ils vendre ? Comment expliquer qu’un produit mis récemment sur le marché paraisse plus désirable et plus fiable que les autres, aussitôt déclassés et considérés comme vieux, dépassés, obsolètes ?
Au gré de la diffusion du capitalisme depuis le XVIe siècle, la nouveauté est devenue un étalon de valeur. Dans la publicité et la communication des entreprises, elle est appliquée à tout et n’importe quoi, n’importe comment : des voitures restent nouvelles un an, des styles vestimentaires le redeviennent tous les vingt ans, des objets jetables le sont pendant quelques minutes, voire quelques secondes...
Pourtant, en dépit de leur obsession pour le sujet, économistes et marketeurs peinent à définir la nouveauté et à justifier l’aura qu’ils lui prêtent. Ils sont incapables de mesurer le nombre de "nouveaux produits" commercialisés chaque année et constatent que la grande majorité de ces "lancements" échouent, cette offre ne répondant à aucune demande. Les acteurs du marché n’en continuent pas moins à encourager et à encenser l’"innovation".
Cet ouvrage raconte comment, par leurs discours et leurs pratiques, marketeurs, publicitaires, économistes, mais aussi négociants, managers, politiques, designers ou scientifiques ont construit la nouveauté et sa valeur, sous des formes variées, absurdes, agressives. Du commerce colonial vantant les produits "exotiques" aux promesses de "progrès" et de "modernité" mécanique, électrique ou numérique, en passant par la "mode", le "style" ou les produits jetables, il s’agit toujours de prêter aux consommateurs, et surtout aux consommatrices, un désir incontrôlable de nouveautés afin de légitimer un modèle économique dévastateur : acheter, jeter, racheter.