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La corruption du meilleur engendre le pire d’Ivan illich : rencontre avec Pierre-Louis Choquet, Émilie Hache et Benoît Sibille

Thèmes :
Éducation populaire Lutte pour la protection de l’environnement, écologie

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?
Le 19 mai à 20h,

Où ?
Librairie Quilombo
23 Rue Voltaire 75011 Paris

Pierre-Louis Choquet, Émilie Hache et Benoît Sibille présenteront La corruption du meilleur engendre le pire d’Ivan Illich (Éditions L’échappée)

À paraître le jeudi 7 mai 2026

Édition établie et préfacée par Pierre-Louis Choquet, Émilie Hache et Benoît Sibille

Penseur critique de la société industrielle, enseignant nomade, théologien iconoclaste, Ivan Illich (1926-2002) reste aujourd’hui méconnu. Si ses écrits pamphlétaires contre les institutions modernes ont rencontré un large écho, ils ont aussi conduit à négliger l’ampleur de son projet intellectuel : décrire et analyser la « topologie mentale » des sociétés contemporaines en l’ancrant dans la longue histoire de l’Occident et du christianisme.
Cette réédition des deux livres d’entretiens accordés par Illich au journaliste canadien David Cayley dans les années 1990 offre une excellente introduction à son oeuvre en même temps qu’elle en dévoile la profondeur.
Dans le premier, Illich revient sur sa vie ainsi que sur la genèse de ses différents livres, sans craindre de mettre en crise ses thèses de jeunesse et de les confronter à une époque nouvelle. Y apparaît également toute l’attention qu’il accorde à la puissance ambiguë du christianisme. Dans la seconde série d’entretiens, il met en perspective le rôle historique de la révélation chrétienne. À travers une méditation sur les implications détonantes de la parabole du bon samaritain et un détour dépaysant par le monde médiéval, il affronte la nouveauté de ce qu’il nomme « l’âge des systèmes », critiquant ainsi avant l’heure la numérisation du monde.
Comment continuer à vivre et à lutter lorsque tout semble perdu ? Ces deux textes, qui forment le testament spirituel d’Ivan Illich, nous aident à prendre la mesure de ce défi collectif. « Nous sommes dans un temps d’espoir sans échafaudage. »