Faire mieux ? Soirée Au Poste & Diagrammes
{
"name": "Faire Mieux ? - Soir\u00e9e Au Poste au Point Eph\u00e9m\u00e8re" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Faire-mieux-Soiree-Au-Poste-Diagrammes.html \n\n« Faites mieux ! » L'invitation lanc\u00e9e en 2022 par Jean-Luc M\u00e9lenchon n'a rien perdu de son actualit\u00e9. M\u00eame si le chef de file des Insoumis a par la suite renonc\u00e9 \u00e0 prendre sa retraite, on ne peut qu'adh\u00e9rer \u00e0 sa conviction que, faute de nous am\u00e9liorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir \u00e0 l'extr\u00eame-droite. \n\n\u00c0 quelques mois de l'\u00e9lection pr\u00e9sidentielle, l'inqui\u00e9tude ne proc\u00e8de pas seulement des sondages qui annoncent la victoire de Marine Le Pen. Elle se nourrit surtout de la perspective d'une entente, parrain\u00e9e par le patronat et valid\u00e9e par les grands m\u00e9dias, entre toutes les composantes des droites et du centre. Appel\u00e9 « arc r\u00e9publicain », ce partenariat en formation se donne pour mission de faire passer un basculement in\u00e9dit depuis 1940 pour une transition \u00e0 peine perceptible et, ce faisant, de jeter un soup\u00e7on de s\u00e9dition sur celles et ceux qui auront le front de s'en \u00e9mouvoir. \n\nDans ce contexte, il ne suffit pas d'esp\u00e9rer que la gauche s'unisse ou que son \u00e9lectorat se reporte sur le candidat le mieux plac\u00e9 pour la repr\u00e9senter. Conjurer le sort que l'air du temps semble nous r\u00e9server engage chacun d'entre nous \u00e0 d\u00e9fier le sens commun que nos adversaires sont parvenus \u00e0 imposer. Or, pour esp\u00e9rer reprendre la main, on ne peut se borner \u00e0 d\u00e9noncer les injustices et la cruaut\u00e9 distinctives du programme de l'union des droites, et encore moins s'abaisser \u00e0 transiger avec les phobies qu'il agite au motif qu'un \u00e9lectorat r\u00e9put\u00e9 populaire y serait sensible : l'enjeu consiste plut\u00f4t \u00e0 montrer que ce qui nous semble digne d'\u00eatre revendiqu\u00e9 est aussi plus attirant que l'alliage de morgue et de ressentiment constitutif de l'arc r\u00e9publicain. \n\nD\u00e9sireux d'apporter leur contribution \u00e0 cette t\u00e2che, Au Poste et Diagrammes se sont associ\u00e9s pour r\u00e9unir des journalistes, des chercheurs\/euses et des activistes dont le travail est de nature \u00e0 nous permettre de faire mieux. \n\n\u2013 19h30 - Club de la presse ind\u00e9pendante\n\navec Mathieu Molard (StreetPress) et C\u00e9line Massin (Rembobine), anim\u00e9 par David Dufresne \n\n\u2013 21h - \u00c0 quand un internationalisme de gauche affranchi du campisme ?\n\navec Chowra Makaremi, Somayeh Rostampour et Hamad Gamal, anim\u00e9 par Michel Feher \n\nL'internationalisme a-t-il besoin de nouvelles lunettes ? Jusqu'\u00e0 une date r\u00e9cente, il en existait deux mod\u00e8les concurrents. Le premier, d'inspiration lib\u00e9rale, orientait le regard vers les r\u00e9sistances \u00e0 la mainmise des \u00c9tats sur les soci\u00e9t\u00e9s civiles. Le second, port\u00e9 par les gauches radicales, ouvrait les yeux sur les luttes des peuples contre les b\u00e9n\u00e9ficiaires de leur exploitation et le pillage de leurs ressources. Con\u00e7us lors de la Guerre froide, ces prismes rivaux offraient un confortable sentiment de continuit\u00e9 \u00e0 leurs usagers : les uns y puisaient la conviction que la dissolution de l'Union sovi\u00e9tique ne dispensait aucunement de traquer les r\u00e9surgences du totalitarisme, les autres la certitude que la mondialisation n\u00e9olib\u00e9rale ne modifiait en rien les enjeux du combat contre l'imp\u00e9rialisme. En outre, tant les lunettes antitotalitaires que leurs rivales antiimp\u00e9rialistes \u00e9taient taill\u00e9es pour occulter les causes qui ne correspondaient pas \u00e0 leurs priorit\u00e9s. Ainsi s'explique leur remarquable long\u00e9vit\u00e9. \n\nCependant, toutes deux peinent d\u00e9sormais \u00e0 remplir leur office. Que reste-t-il en effet de l'internationalisme lib\u00e9ral lorsque Washington et ses alli\u00e9s sponsorisent un g\u00e9nocide \u00e0 Gaza, autorisent leur prot\u00e9g\u00e9 \u00e9mirati \u00e0 en commanditer un autre au Soudan et s'accordent avec Moscou pour promouvoir l'extr\u00eame droitisation de Europe ? Et qui d\u00e9fend le droit des peuples \u00e0 disposer d'eux-m\u00eames \u00e0 l'heure o\u00f9 Vladimir Poutine nie l'existence de l'Ukraine, o\u00f9 Recep Tayyip Erdogan prive les Kurdes de toute autonomie, o\u00f9 Narendra Modi r\u00e9serve la nationalit\u00e9 indienne aux Hindous, o\u00f9 le r\u00e9gime iranien tire parti des assauts isra\u00e9lo-am\u00e9ricains pour r\u00e9primer toute contestation du nationalisme persan et o\u00f9 Xi Jinping attend patiemment l'issue des « op\u00e9rations sp\u00e9ciales » russe et isra\u00e9lienne pour d\u00e9cider de l'opportunit\u00e9 d'une invasion de Ta\u00efwan ? \n\nAfin de desserrer l'emprise des brutes qui dominent le monde, l'internationalisme est plus n\u00e9cessaire que jamais. Mais encore faut-il que celles et ceux qui s'en r\u00e9clament le d\u00e9livrent des \u0153ill\u00e8res h\u00e9rit\u00e9es d'un \u00e2ge r\u00e9volu. Il en va de notre lucidit\u00e9 mais surtout de la construction de solidarit\u00e9s entre tous les mouvements de r\u00e9sistance \u00e0 la dystopie plan\u00e9taire. Dira-t-on que ce travail de tissage a peu \u00e0 voir avec une campagne pr\u00e9sidentielle ? Il n'est certes pas question d'attendre la lumi\u00e8re d'un nouveau chef de file du « monde libre » ou projeter ses espoirs sur on ne sait quelle « patrie du socialisme ». Pour autant, face au nombre sans cesse croissant de dirigeants aussi hostiles \u00e0 l'autod\u00e9termination des populations tomb\u00e9es sous leur joug qu'aux libert\u00e9s de leurs propres citoyens, \u00eatre en mesure de compter sur un gouvernement favorable \u00e0 la refondation de l'internationalisme ne serait pas du luxe. \n\n\u2013 22h30 - Concert Zeid Hamdan et Salwa Jaradat \n\nEntr\u00e9e libre ! Voir aussi Au Poste " ,
"label": "Ajouter à mon calendrier",
"location": "Le Point Eph\u00e9m\u00e8re 200 Quai de Valmy 75010 Paris " ,
"startDate":"2026-09-28",
"startTime":"19:00",
"endDate":"2026-09-28",
"endTime":"19:00",
"timeZone": "Europe/Berlin",
"options": ["Apple", "iCal|Fichier iCal", "Google", "Microsoft365", "Outlook.com", "Yahoo"],
"iCalFileName": "evenement-agenda-militant"
}
Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Le 28 septembre à 19h,
Où ?
Le Point Ephémère
200 Quai de Valmy 75010 Paris
« Faites mieux ! » L’invitation lancée en 2022 par Jean-Luc Mélenchon n’a rien perdu de son actualité. Même si le chef de file des Insoumis a par la suite renoncé à prendre sa retraite, on ne peut qu’adhérer à sa conviction que, faute de nous améliorer, nous ne serons pas en mesure de barrer la route du pouvoir à l’extrême-droite.
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’inquiétude ne procède pas seulement des sondages qui annoncent la victoire de Marine Le Pen. Elle se nourrit surtout de la perspective d’une entente, parrainée par le patronat et validée par les grands médias, entre toutes les composantes des droites et du centre. Appelé « arc républicain », ce partenariat en formation se donne pour mission de faire passer un basculement inédit depuis 1940 pour une transition à peine perceptible et, ce faisant, de jeter un soupçon de sédition sur celles et ceux qui auront le front de s’en émouvoir.
Dans ce contexte, il ne suffit pas d’espérer que la gauche s’unisse ou que son électorat se reporte sur le candidat le mieux placé pour la représenter. Conjurer le sort que l’air du temps semble nous réserver engage chacun d’entre nous à défier le sens commun que nos adversaires sont parvenus à imposer. Or, pour espérer reprendre la main, on ne peut se borner à dénoncer les injustices et la cruauté distinctives du programme de l’union des droites, et encore moins s’abaisser à transiger avec les phobies qu’il agite au motif qu’un électorat réputé populaire y serait sensible : l’enjeu consiste plutôt à montrer que ce qui nous semble digne d’être revendiqué est aussi plus attirant que l’alliage de morgue et de ressentiment constitutif de l’arc républicain.
Désireux d’apporter leur contribution à cette tâche, Au Poste et Diagrammes se sont associés pour réunir des journalistes, des chercheurs/euses et des activistes dont le travail est de nature à nous permettre de faire mieux.
– 19h30 - Club de la presse indépendante
avec Mathieu Molard (StreetPress) et Céline Massin (Rembobine), animé par David Dufresne
– 21h - À quand un internationalisme de gauche affranchi du campisme ?
avec Chowra Makaremi, Somayeh Rostampour et Hamad Gamal, animé par Michel Feher
L’internationalisme a-t-il besoin de nouvelles lunettes ? Jusqu’à une date récente, il en existait deux modèles concurrents. Le premier, d’inspiration libérale, orientait le regard vers les résistances à la mainmise des États sur les sociétés civiles. Le second, porté par les gauches radicales, ouvrait les yeux sur les luttes des peuples contre les bénéficiaires de leur exploitation et le pillage de leurs ressources. Conçus lors de la Guerre froide, ces prismes rivaux offraient un confortable sentiment de continuité à leurs usagers : les uns y puisaient la conviction que la dissolution de l’Union soviétique ne dispensait aucunement de traquer les résurgences du totalitarisme, les autres la certitude que la mondialisation néolibérale ne modifiait en rien les enjeux du combat contre l’impérialisme. En outre, tant les lunettes antitotalitaires que leurs rivales antiimpérialistes étaient taillées pour occulter les causes qui ne correspondaient pas à leurs priorités. Ainsi s’explique leur remarquable longévité.
Cependant, toutes deux peinent désormais à remplir leur office. Que reste-t-il en effet de l’internationalisme libéral lorsque Washington et ses alliés sponsorisent un génocide à Gaza, autorisent leur protégé émirati à en commanditer un autre au Soudan et s’accordent avec Moscou pour promouvoir l’extrême droitisation de Europe ? Et qui défend le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à l’heure où Vladimir Poutine nie l’existence de l’Ukraine, où Recep Tayyip Erdogan prive les Kurdes de toute autonomie, où Narendra Modi réserve la nationalité indienne aux Hindous, où le régime iranien tire parti des assauts israélo-américains pour réprimer toute contestation du nationalisme persan et où Xi Jinping attend patiemment l’issue des « opérations spéciales » russe et israélienne pour décider de l’opportunité d’une invasion de Taïwan ?
Afin de desserrer l’emprise des brutes qui dominent le monde, l’internationalisme est plus nécessaire que jamais. Mais encore faut-il que celles et ceux qui s’en réclament le délivrent des œillères héritées d’un âge révolu. Il en va de notre lucidité mais surtout de la construction de solidarités entre tous les mouvements de résistance à la dystopie planétaire. Dira-t-on que ce travail de tissage a peu à voir avec une campagne présidentielle ? Il n’est certes pas question d’attendre la lumière d’un nouveau chef de file du « monde libre » ou projeter ses espoirs sur on ne sait quelle « patrie du socialisme ». Pour autant, face au nombre sans cesse croissant de dirigeants aussi hostiles à l’autodétermination des populations tombées sous leur joug qu’aux libertés de leurs propres citoyens, être en mesure de compter sur un gouvernement favorable à la refondation de l’internationalisme ne serait pas du luxe.
– 22h30 - Concert Zeid Hamdan et Salwa Jaradat
Entrée libre !