Discussion. Noyer l’urgence dans l’urgence, intervenir pour que rien ne change
{
"name": "Discussion : Noyer l\u2019urgence dans l\u2019urgence, intervenir pour que rien ne change" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Discussion-Noyer-l-urgence-dans-l-urgence-intervenir-pour-que-rien-ne-change.html \n\nAvec le collectif Terrain Vague \n\nLa biblioth\u00e8que a \u00e9t\u00e9 tout de suite enthousiaste \u00e0 la lecture des textes de Terrain Vague, d'abord parce que c'est rare que des acteurs des luttes proposent un retour critique sur la pratique dans laquelle ils ont \u00e9t\u00e9 investis, et que ce retour soit porteur de perspectives \u00e9mancipatrices et subversives. Ensuite parce que cette question du chantage \u00e0 l'urgence qui se met en place \u00e0 partir du moment o\u00f9 l'humanitaire et le caritatif s'emparent de situations qui devraient devenir des champs de lutte nous semble effectivement cruciale. Que ce soit dans le cadre des luttes autour de la question des fronti\u00e8res et des papiers, ou sur la question du logement, nombreux sont les exemples de comment les humanitaires, trop souvent consid\u00e9r\u00e9s comme juste inoffensifs par certains radicaux, minent toute possibilit\u00e9 de subversion et occupent toute une \u00e9nergie de la r\u00e9volte \u00e0 faire des repas et g\u00e9rer des logements, compl\u00e9tant ainsi en r\u00e9alit\u00e9 les rouages de l'\u00c9tat en colmatant ses insuffisances dans la m\u00eame logique. Sur cette question comme sur d'autres, rien de tel que l'exp\u00e9rience r\u00e9cente et son analyse critique pour raviver ces discussions d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment urgentes, \u00e0 nouveau.... \n\nNous discuterons de la question de l'urgence sociale et de ses effets dans les combats associatifs \u00e0 partir du texte « Noyer l'urgence dans l'urgence, intervenir pour que rien ne change » publi\u00e9 par Terrain Vague. \n\nEn inscrivant l'urgence sociale comme des d\u00e9rives \u00e0 corriger, l'\u00c9tat et ses organes social-humanitaires justifient leur propre intervention. Dans cette urgence sans fin, le travail social-humanitaire court apr\u00e8s le moins pire. Parce que des vies sont en jeu, la critique devient ind\u00e9cente, l'autonomie impossible et beaucoup de luttes tournent en boucle. Peut-on en sortir ? Voir aussi Les fleurs arctiques " ,
"label": "Ajouter à mon calendrier",
"location": "Les Fleurs arctiques 45, rue du Pr\u00e9 Saint-Gervais 75019 Paris " ,
"startDate":"2026-11-13",
"startTime":"19:30",
"endDate":"2026-11-13",
"endTime":"19:30",
"timeZone": "Europe/Berlin",
"options": ["Apple", "iCal|Fichier iCal", "Google", "Microsoft365", "Outlook.com", "Yahoo"],
"iCalFileName": "evenement-agenda-militant"
}
Thèmes :
Autre
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Le 13 novembre à 19h30,
Où ?
Les Fleurs arctiques
45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
Avec le collectif Terrain Vague
La bibliothèque a été tout de suite enthousiaste à la lecture des textes de Terrain Vague, d’abord parce que c’est rare que des acteurs des luttes proposent un retour critique sur la pratique dans laquelle ils ont été investis, et que ce retour soit porteur de perspectives émancipatrices et subversives. Ensuite parce que cette question du chantage à l’urgence qui se met en place à partir du moment où l’humanitaire et le caritatif s’emparent de situations qui devraient devenir des champs de lutte nous semble effectivement cruciale. Que ce soit dans le cadre des luttes autour de la question des frontières et des papiers, ou sur la question du logement, nombreux sont les exemples de comment les humanitaires, trop souvent considérés comme juste inoffensifs par certains radicaux, minent toute possibilité de subversion et occupent toute une énergie de la révolte à faire des repas et gérer des logements, complétant ainsi en réalité les rouages de l’État en colmatant ses insuffisances dans la même logique. Sur cette question comme sur d’autres, rien de tel que l’expérience récente et son analyse critique pour raviver ces discussions désespérément urgentes, à nouveau....
Nous discuterons de la question de l’urgence sociale et de ses effets dans les combats associatifs à partir du texte « Noyer l’urgence dans l’urgence, intervenir pour que rien ne change » publié par Terrain Vague.
En inscrivant l’urgence sociale comme des dérives à corriger, l’État et ses organes social-humanitaires justifient leur propre intervention. Dans cette urgence sans fin, le travail social-humanitaire court après le moins pire. Parce que des vies sont en jeu, la critique devient indécente, l’autonomie impossible et beaucoup de luttes tournent en boucle. Peut-on en sortir ?