Discussion. New Age, religions 2.0 et arrière-monde
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"name": "Discussion. New Age, religions 2.0 et arri\u00e8re-monde" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Discussion-New-Age-religions-2-0-et-arriere-monde.html \n\nDiscussion autour de la brochure « Une Critique du New Age », en pr\u00e9sence de son auteur \n\nSi la critique de la religion est d\u00e9j\u00e0 bien balis\u00e9e dans le corpus anti-autoritaire - m\u00eame si l'on pourrait en douter tant les complaisances \u00e0 son propos y sont d\u00e9sormais l\u00e9gion - il n'en est pas de m\u00eame de la critique du New Age. \n\nDepuis les ann\u00e9es 60, les courants New Age ont pourtant le vent en poupe. Les raisons de s'en inqui\u00e9ter sont nombreuses tant les gourous impliqu\u00e9s dans des affaires d'abus de faiblesses, de violences physiques, mentales et sexuelles ne se comptent plus ainsi que, par exemple, les retards de prise en charge m\u00e9dicale, la mise en danger d'enfants dans le cadre de campagne anti-vax et de fa\u00e7on plus globale leur diffusion d'id\u00e9ologies r\u00e9actionnaires - sexisme, racisme, eug\u00e9nisme, etc. \n\nLa p\u00e9n\u00e9tration du new age dans les th\u00e8ses r\u00e9volutionnaires semble aussi \u00eatre \u00e0 la mode ; pensons \u00e0 la publication du livre \"Pas de capitulation spirituelle\" publi\u00e9 r\u00e9cemment aux \u00e9ditions Tumult, \u00e0 certaines envol\u00e9es lyriques clairement New Age dans la brochure anti-civilisationnelle Takakia, \u00e0 l'usage d'un certain vitalisme dans les critiques de la m\u00e9decine, etc. Il nous faut donc prendre \u00e0 bras-le-corps la dissection de ces pens\u00e9es pour en comprendre le fonctionnement, en faire leur critique et les attaquer. \n\nCependant, tout comme pour la critique des religions, il faut se m\u00e9fier d'une critique qui en resterait \u00e0 une critique des institutions - dans le cas du New Age, il y a tr\u00e8s peu d'institutions officielles, les choses se faisant plut\u00f4t de fa\u00e7on informelle, ce qui n'emp\u00eache rien au final - et qui par cons\u00e9quent sauverait les dogmes. C'est au sein de ceux-ci qu'il faut aller d\u00e9nicher le germe de l'autorit\u00e9, de la d\u00e9possession de soi. De la m\u00eame fa\u00e7on que l'id\u00e9e de Dieu fonde l'autorit\u00e9, les id\u00e9es new age dans leur diversit\u00e9 ont pour point commun de priver chacun de son autonomie, d\u00e9politiser les conflits, justifier l'ordre social, pacifier les col\u00e8res et d\u00e9tourner le regard de ce monde-ci vers un arri\u00e8re-monde fantasm\u00e9. \n\n\u00c0 l'aide de la brochure Une Critique du New Age, il nous faudra donc explorer cette diversit\u00e9 en suivant depuis leurs origines au XIXe si\u00e8cle jusqu'\u00e0 aujourd'hui les id\u00e9es New Age. Ce qui soul\u00e8vera la question de leur existence paradoxale : si les deux si\u00e8cles que sont le XIXe et le XXe sont des si\u00e8cles de d\u00e9senchantement, comment comprendre qu'ils soient aussi le lieu de l'apparition et de la diffusion des id\u00e9es New Age ? La th\u00e8se de la r\u00e9actance \u00e9tant insuffisante, il nous faudra faire l'hypoth\u00e8se que la modernit\u00e9 est en v\u00e9rit\u00e9 une \u00e9poque de magie. Quelle cons\u00e9quence pour notre lecture de la post-modernit\u00e9 ? \n\nGardons-nous par toutes ces critiques d'ouvrir la porte au scientisme, c'est-\u00e0-dire \u00e0 l'usage autoritaire et dogmatique des sciences. Pour se d\u00e9faire de cette possibilit\u00e9, dans un dernier temps, il nous faudra lui aussi le prendre pour cible. En nous demandant ce que sont les sciences, nous pourrons \u00e0 la fois critiquer la mystification \u00e0 des fins autoritaires qu'en fait le scientisme - mystification efficace puisque de nombreuses critiques des sciences, se pr\u00e9sentant comme « critique de la science », sont en r\u00e9alit\u00e9 des critiques du scientisme qu'elles ratent, victimes de son pi\u00e8ge - tout en d\u00e9gageant les possibilit\u00e9s \u00e9mancipatrices qu'elles abritent, ou pas. Voir aussi Les fleurs arctiques.wordpress " ,
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Thèmes :
Autre
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Le 27 novembre à 19h30,
Où ?
Les Fleurs arctiques
45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
Discussion autour de la brochure « Une Critique du New Age », en présence de son auteur
Si la critique de la religion est déjà bien balisée dans le corpus anti-autoritaire - même si l’on pourrait en douter tant les complaisances à son propos y sont désormais légion - il n’en est pas de même de la critique du New Age.
Depuis les années 60, les courants New Age ont pourtant le vent en poupe. Les raisons de s’en inquiéter sont nombreuses tant les gourous impliqués dans des affaires d’abus de faiblesses, de violences physiques, mentales et sexuelles ne se comptent plus ainsi que, par exemple, les retards de prise en charge médicale, la mise en danger d’enfants dans le cadre de campagne anti-vax et de façon plus globale leur diffusion d’idéologies réactionnaires - sexisme, racisme, eugénisme, etc.
La pénétration du new age dans les thèses révolutionnaires semble aussi être à la mode ; pensons à la publication du livre "Pas de capitulation spirituelle" publié récemment aux éditions Tumult, à certaines envolées lyriques clairement New Age dans la brochure anti-civilisationnelle Takakia, à l’usage d’un certain vitalisme dans les critiques de la médecine, etc. Il nous faut donc prendre à bras-le-corps la dissection de ces pensées pour en comprendre le fonctionnement, en faire leur critique et les attaquer.
Cependant, tout comme pour la critique des religions, il faut se méfier d’une critique qui en resterait à une critique des institutions - dans le cas du New Age, il y a très peu d’institutions officielles, les choses se faisant plutôt de façon informelle, ce qui n’empêche rien au final - et qui par conséquent sauverait les dogmes. C’est au sein de ceux-ci qu’il faut aller dénicher le germe de l’autorité, de la dépossession de soi. De la même façon que l’idée de Dieu fonde l’autorité, les idées new age dans leur diversité ont pour point commun de priver chacun de son autonomie, dépolitiser les conflits, justifier l’ordre social, pacifier les colères et détourner le regard de ce monde-ci vers un arrière-monde fantasmé.
À l’aide de la brochure Une Critique du New Age, il nous faudra donc explorer cette diversité en suivant depuis leurs origines au XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui les idées New Age. Ce qui soulèvera la question de leur existence paradoxale : si les deux siècles que sont le XIXe et le XXe sont des siècles de désenchantement, comment comprendre qu’ils soient aussi le lieu de l’apparition et de la diffusion des idées New Age ? La thèse de la réactance étant insuffisante, il nous faudra faire l’hypothèse que la modernité est en vérité une époque de magie. Quelle conséquence pour notre lecture de la post-modernité ?
Gardons-nous par toutes ces critiques d’ouvrir la porte au scientisme, c’est-à-dire à l’usage autoritaire et dogmatique des sciences. Pour se défaire de cette possibilité, dans un dernier temps, il nous faudra lui aussi le prendre pour cible. En nous demandant ce que sont les sciences, nous pourrons à la fois critiquer la mystification à des fins autoritaires qu’en fait le scientisme - mystification efficace puisque de nombreuses critiques des sciences, se présentant comme « critique de la science », sont en réalité des critiques du scientisme qu’elles ratent, victimes de son piège - tout en dégageant les possibilités émancipatrices qu’elles abritent, ou pas.