Démontage judiciaire - L’affaire « Omar m’a tuer »
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"name": "D\u00e9montage judiciaire - L\u2019affaire « Omar m\u2019a tuer »" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Demontage-judiciaire-L-affaire-Omar-m-a-tuer-7639.html \n\nGhislaine Marchal est retrouv\u00e9e morte dans sa maison \u00e0 Mougins (Alpes-Maritime) le 24 juin 1991 avec l'inscription « OMAR M'A TUER », \u00e9crite sur le mur avec le sang de la victime. Le jardinier de celle-ci, Omar Raddad, est arr\u00eat\u00e9 et inculp\u00e9 de meurtre. \n\nD\u00e9fendu par Jacques Verg\u00e8s, qui \u00e9largira \u00e0 cette occasion le principe de d\u00e9fense de rupture au droit commun, Omar Raddad est condamn\u00e9 \u00e0 18 ans de prison ferme, est graci\u00e9 partiellement en 1996 et sort de prison en 1998. \n\nSaboter la machine judiciaire implique de comprendre comment fonctionnent ses rouages quand elle s'exerce, comment elle peaufine ses engrenages pour mieux nous broyer. Alors il nous a sembl\u00e9 pertinent de proposer des occasions de pratiquer ensemble des d\u00e9montages, en se donnant le loisir d'accorder collectivement toute notre attention \u00e0 des d\u00e9constructions aussi m\u00e9ticuleuses que possible d'affaires judiciaires pr\u00e9cises, pass\u00e9es ou actuelles, pour mieux se pr\u00e9parer \u00e0 affronter la justice et la r\u00e9pression quand nous nous retrouvons contraints de le faire. \n\nChaque affaire est singuli\u00e8re, et toutes ou presque pourront nous int\u00e9resser, qu'elles aient d\u00e9fray\u00e9 la chronique, marqu\u00e9 l'Histoire ou qu'elles participent d'un fonctionnement quotidien d'une justice toujours trop pr\u00e8s de la vie de tout un chacun, et on esp\u00e8re que comprendre ces affaires sp\u00e9cifiques nous permettra d'en savoir plus sur le fonctionnement de l'ensemble du dispositif, et de trouver comment s'y opposer. \n\nConcr\u00e8tement, on propose un rendez-vous r\u00e9gulier et public (une fois par programme) pour plonger ensemble dans une affaire choisie pr\u00e9alablement selon les propositions ou occasions, et sur laquelle ceux et celles qui voudront le faire se seront pench\u00e9s en amont \u00e0 partir des documents et informations qu'on peut r\u00e9unir selon les cas, pour restituer aux autres \u00e0 la fois la construction de l'accusation et la strat\u00e9gie de d\u00e9fense choisie ainsi que la mani\u00e8re dont elle s'est \u00e9labor\u00e9e. On pourra ensuite tous.tes discuter \u00e0 partir de ces \u00e9l\u00e9ments en s'inspirant des formes de prise en charge collective des d\u00e9fenses qui se sont d\u00e9velopp\u00e9es dans les suites de mai 68, par exemple, mais sous une forme « d\u00e9sactualis\u00e9e », hors des enjeux imm\u00e9diats d'une d\u00e9fense r\u00e9elle en cours. \n\nPas besoin de connaissances sp\u00e9cifiques pr\u00e9alables, bien s\u00fbr, pour participer, d'autant plus que le point de vue que nous choisirons d'adopter est celui de tous ceux et toutes celles qui peuvent se retrouver face aux tribunaux et ne sont pas pr\u00eat.es \u00e0 laisser la machine judiciaire les broyer, et non celui des sp\u00e9cialistes ou relais de la justice auquel trop souvent le champ libre est laiss\u00e9, parce que tout est fait pour nous conduire \u00e0 le leur abandonner. Il s'agirait donc au contraire de s'habituer \u00e0 ne plus d\u00e9serter le champ de l'\u00e9laboration collective et de chercher \u00e0 donner un sens concret \u00e0 la notion de d\u00e9fense collective. Voir aussi Les fleurs arctiques " ,
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Thèmes :
Surveillance, répression, libertés, technopolice
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Le 21 mars à 15h,
Où ?
Les Fleurs arctiques
45, rue du Pré Saint-Gervais 75019 Paris
#justice
Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans sa maison à Mougins (Alpes-Maritime) le 24 juin 1991 avec l’inscription « OMAR M’A TUER », écrite sur le mur avec le sang de la victime. Le jardinier de celle-ci, Omar Raddad, est arrêté et inculpé de meurtre.
Défendu par Jacques Vergès, qui élargira à cette occasion le principe de défense de rupture au droit commun, Omar Raddad est condamné à 18 ans de prison ferme, est gracié partiellement en 1996 et sort de prison en 1998.
Saboter la machine judiciaire implique de comprendre comment fonctionnent ses rouages quand elle s’exerce, comment elle peaufine ses engrenages pour mieux nous broyer. Alors il nous a semblé pertinent de proposer des occasions de pratiquer ensemble des démontages, en se donnant le loisir d’accorder collectivement toute notre attention à des déconstructions aussi méticuleuses que possible d’affaires judiciaires précises, passées ou actuelles, pour mieux se préparer à affronter la justice et la répression quand nous nous retrouvons contraints de le faire.
Chaque affaire est singulière, et toutes ou presque pourront nous intéresser, qu’elles aient défrayé la chronique, marqué l’Histoire ou qu’elles participent d’un fonctionnement quotidien d’une justice toujours trop près de la vie de tout un chacun, et on espère que comprendre ces affaires spécifiques nous permettra d’en savoir plus sur le fonctionnement de l’ensemble du dispositif, et de trouver comment s’y opposer.
Concrètement, on propose un rendez-vous régulier et public (une fois par programme) pour plonger ensemble dans une affaire choisie préalablement selon les propositions ou occasions, et sur laquelle ceux et celles qui voudront le faire se seront penchés en amont à partir des documents et informations qu’on peut réunir selon les cas, pour restituer aux autres à la fois la construction de l’accusation et la stratégie de défense choisie ainsi que la manière dont elle s’est élaborée. On pourra ensuite tous.tes discuter à partir de ces éléments en s’inspirant des formes de prise en charge collective des défenses qui se sont développées dans les suites de mai 68, par exemple, mais sous une forme « désactualisée », hors des enjeux immédiats d’une défense réelle en cours.
Pas besoin de connaissances spécifiques préalables, bien sûr, pour participer, d’autant plus que le point de vue que nous choisirons d’adopter est celui de tous ceux et toutes celles qui peuvent se retrouver face aux tribunaux et ne sont pas prêt.es à laisser la machine judiciaire les broyer, et non celui des spécialistes ou relais de la justice auquel trop souvent le champ libre est laissé, parce que tout est fait pour nous conduire à le leur abandonner. Il s’agirait donc au contraire de s’habituer à ne plus déserter le champ de l’élaboration collective et de chercher à donner un sens concret à la notion de défense collective.