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Cycle de conférences - La décroissance en 4 images politiques [1]. Quels cadre et sens politique communs pour la décroissance ?

Thèmes :
Lutte pour la protection de l’environnement, écologie Éducation populaire

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?
Le 19 mai de 19h à 21h,

Où ?
Fondation Charles-Léopold Mayer pour le Progrès de l’Homme
38, rue Saint-Sabin, 75011, Paris

#Décroissance #degrowth #philosophie

Cycle de conférences-débats - 4 images politiques pour penser la décroissance

 Mardi 19 mai, "Quels cadre et sens politique communs pour la décroissance", avec l’image du disque & ses rayons et de l’arbre politique (19h-21h, Fondation pour le progrès humain, Paris)

 Mercredi 20 mai, "De quoi la décroissance est-elle l’opposition politique", avec l’image de l’icerberg (19h30-21h30, Académie du Climat, Paris)

 Jeudi 21 mai, "Comment comprendre le degré de politisation au sein de la décroissance ?", avec l’image de la permapolitique (19h-21h, Volumes, Paris)

Présentation du sujet

Conférence-débat avec Michel Lepesant, fondateur de la Maison commune de la Décroissance

La constellation décroissante ne manque pas de propositions, mais elles ne sont aujourd’hui qu’un agrégat impolitique. Des mesures de grande valeur, nécessaires mais insuffisantes en l’absence d’un cadre politique commun. La question est donc comment passer de l’état d’agrégat à l’état de faisceau ?

En pensant la convergence des propositions, avec l’image d’un noyau politique et de ses rayons, et pour enjeu le commun. En pensant la coordination des initiatives, avec l’image d’un arbre politique, et pour enjeu la robustesse. Et ainsi fonder idéologiquement et stratégiquement la crédibilité de la décroissance.

Présentation du contenu

La décroissance est aujourd’hui un agrégat impolitique. Pourquoi la qualifier ainsi ?
Un agrégat car les propositions sont nombreuses mais "imprécises", peu "pertinentes", et "négligentes", conduisant à un "programme actuel de décroissance (...) plus proche d’une liste disparate d’ingrédients que d’une recette bien organisée" ("Exploring degrowth policy proposals : A systematic mapping with thematic synthesis", de Nick Fitzpatrick, Timothée Parrique et Inès Cosme)

Impolitique car les initiatives décroissantes forment une nébuleuse non coordonnée - absence de coordination, parfois même revendiquée car, pour citer les termes de l’Atelier Paysan (Reprendre la terre aux machines), "la doxa d’un « changement positif en marche », d’une transition « inéluctablement en route » est tenace et nous étouffe de son apolitisme assourdissant."

Que faire donc ?

Penser la convergence :
En identifiant le noyau politique de la décroissance, le commun idéologique que devrait partager tout.e décroissant.e

Et en le différenciant des rayons, convergents vers ce noyau commun mais pouvant être diamétralement opposés, permettant ainsi des variations dans les approches, les analyses et les propositions.

Penser la coordination, avec l’image d’un arbre politique, pour sortir de la nébuleuse décroissante, une profusion désordonnée de branches qui ne se relient pas explicitement ni à un tronc (politique) ni à ses racines. Et ainsi faire le pari de la repolitisation, afin d’offrir un liant à l’ensemble des initiatives, un projet politique cohérent et articulé. Une décroissance radicale par ses racines philosophiques, robuste par son tronc politique et diverse par ses branches.

Présentation de l’association

La Maison commune de la Décroissance (la MCD) a été créée en 2017 après deux ans d’un "processus-décroissance". La MCD n’est pas une université (et elle préfère l’érudition à l’expertise) ; elle prétend néanmoins alimenter depuis des années un corpus politique d’analyses, de définitions et de propositions qu’elle se réjouit de partager, pour rejoindre la voie "méditerranéenne" de la décroissance.

S’il fallait dégager une idée politique directrice de ce travail, ce serait la conviction que seule une critique radicale de l’individualisme - et donc de "l’institution imaginaire de l’individu moderne" - peut dégager la route d’une décroissance comme humanisme d’une vie sensée. Sur la forme, la MCD veut rappeler qu’il ne peut exister de variations qu’à partir d’un fonds commun et que, par conséquent, ce dont a d’abord besoin la décroissance, c’est d’un cadre idéologique commun.