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Commémoration des 15 ans de la catastrophe nucléaire de Fukushima

Documents à télécharger :

fukushima_0224.pdf

Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme Lutte pour la protection de l’environnement, écologie

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?
Le 11 mars de 18h à 21h30,

Où ?
Bourse du Travail Paris (Bd du Temple)
29, boulevard du Temple 75003 Paris

Projection d’un court-métrage, exposé sur la situation 15 ans après l’accident, table-ronde, intermède musical "Zeppin", buffet et plus...

Fukushima quinze ans après...

Quinze ans après, la catastrophe nucléaire est en voie d’être effacée... par le narratif officiel de la « reconstruction ». Les victimes et les conséquences sanitaires sont invisibilisées, et ceux qui contestent l’innocuité de la contamination radioactive émise par la centrale accidentée sont traités comme des propagateurs de rumeurs.

La région de Fukushima était réputée pour ses légumes partiellement bio, la pêche et l’élevage y étaient florissants. Tout cela a été en grande partie détruit. Pourtant les autorités ont poussé la population évacuée à revenir sur place, dans un territoire contaminé où l’on ne peut plus reprendre les activités qui avaient cours avant l’accident.

Depuis le verdict de la Cour suprême de 2022 qui a innocenté l’État japonais de sa responsabilité dans l’accident, tous les jugements des procès (au civil et au pénal) sont défavorables aux victimes. Débarrassé de sa responsabilité dans l’accident, le gouvernement décide d’un plan énergétique actant la relance du nucléaire : redémarrage, construction de nouveaux réacteurs et prolongation de la durée de vie des anciens. Malgré la fréquence des séismes, malgré l’insuffisance de plans d’évacuation...

Les citoyens continuent à protester, mais il est à craindre que la nouvelle Première ministre ultra-nationaliste et belliciste veuille briser le consensus pacifiste du Japon, même sur les armes nucléaires.

Plus que jamais, soyons solidaires avec les victimes et la population japonaise qui refuse la relance du nucléaire. Et surtout n’oublions pas.

En France, le lobby nucléaire a tout fait pour minimiser les dégâts et les conséquences de la catastrophe, conscient du fait qu’une information exhaustive mettrait à mal le peu de confiance que la population française accorde à cette technologie. Les maladies radio-induites et les cas de cancer explosent, notamment chez les jeunes, mais qui en parle ?

Nous sommes le pays le plus nucléarisé au monde et nos décideurs investissent des centaines de milliards dans cette industrie mortifère tout en laissant se dégrader l’école, l’hôpital et les services publics. La relance par la construction de nouveaux réacteurs à la technologie non maîtrisée (EPR voulus par Macron et SMR fantasmés par les investisseurs) et par la prolongation des centrales vieillissantes ne peut qu’aggraver les risques de contamination et d’accident, et grossir encore le volume de déchets radioactifs ingérables. Mais elle garantit la poursuite d’un programme nucléaire militaire dispendieux... qui ne nous protège de rien.

Au lieu de promouvoir un nucléaire prétendument décarboné, osons prendre la mesure de son impact mortifère : prélèvements massifs et pollution d’eau des rivières, dispersion radioactive quotidienne, risque d’accidents dévastateurs, encore accru par la montée des eaux... Veut-on sérieusement préserver la vie sur Terre pour les siècles à venir ? Arrêter rapidement le nucléaire civil et militaire, c’est le premier pas à faire : le dérèglement climatique n’est pas la seule menace !

Mobilisons-nous contre la relance du nucléaire pour éviter un Fukushima français !