Balade du ’Chiffon’ dans le Montmartre anarchiste
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"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Balade-du-Chiffon-dans-le-Montmartre-anarchiste-8583.html \n\nPour la publication du 'Chiffon' n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose \u00e0 la rentr\u00e9e une travers\u00e9e comment\u00e9e du Montmartre anarchiste ! Si\u00e8ges de l'anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mah\u00e9, imprimerie L'Esp\u00e9rance... \n\nRendez-vous le samedi 26 septembre, \u00e0 16h \u00e0 l'angle de la rue d'Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de d\u00e9ambulation maximum). R\u00e9servation conseill\u00e9e (par mail ou courrier), places limit\u00e9es. \n\nNous \u00e9crire : redaction@lechiffon.fr \n\nLe Chiffon\n\n84, rue de Charenton\n\n75012 PARIS \n\nExtrait de l'article d'Anne Steiner ('Le Chiffon' n°22) : « AVEC LES SOEURS MAH\u00c9, UNE TRAVERS\u00c9E DU MONTMARTRE ANARCHISTE » \n\n« Ici, les loyers sont peu \u00e9lev\u00e9s, les artisans nombreux, et la boh\u00e8me artistique foisonnante. Dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du XXe si\u00e8cle, nombre de jeunes provinciaux mont\u00e9s \u00e0 Paris en qu\u00eate de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre. \n\nPeintres d\u00e9sargent\u00e9s, aspirants po\u00e8tes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fr\u00e9quentent les m\u00eames cabarets et caf\u00e9s et logent dans les m\u00eames immeubles de guingois. \n\nLe Libertaire, journal anarchiste fond\u00e9 en 1895, y a son si\u00e8ge, au bas de la butte. \u00c9clectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui consid\u00e8rent que toute transformation sociale passe d'abord par l'\u00e9volution des mentalit\u00e9s, la lutte contre les pr\u00e9jug\u00e9s et les traditions, et l'invention de nouveaux modes de vie » \n\n[...] \n\n« Le mouvement des causeries populaires prend de l'ampleur, des groupes se cr\u00e9ent \u00e0 Paris, en banlieue et m\u00eame en province : certains \u00e9ph\u00e9m\u00e8res, d'autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activit\u00e9s, un hebdomadaire est cr\u00e9\u00e9, l'anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volont\u00e9 d'Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l'orthographe. Il n'y a pas de place pour les majuscules dans le code qu'elle a \u00e9labor\u00e9. \n\nSon premier \u00e9ditorial d'avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, \u00e0 travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorit\u00e9 de l'exp\u00e9rience et du libre examen ». Hebdomadaire tir\u00e9 \u00e0 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le P\u00e8re Peinard, il s'impose rapidement comme l'organe du courant anarchiste individualiste. \n\nEn janvier 1906, toute la r\u00e9daction du journal emm\u00e9nage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de r\u00e9union au rez-de-chauss\u00e9e, chambres et pi\u00e8ces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine \u00e0 y r\u00e9sider de fa\u00e7on permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, n\u00e9 le 15 juin 1905, surnomm\u00e9 Diamant et d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 l'\u00e9tat-civil de parents non d\u00e9nomm\u00e9s, comme son cousin et demi-fr\u00e8re Minus. » " ,
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Thèmes :
Éducation populaire
Type d'événement :
Rassemblement
Quand ?
Le 26 septembre de 16h à 17h30,
Où ?
Rue de Clignancourt
Rue de Clignancourt, 75018, Paris, France
Pour la publication du ’Chiffon’ n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l’anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L’Espérance...
Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l’angle de la rue d’Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.
Nous écrire : redaction@lechiffon.fr
Le Chiffon
84, rue de Charenton
75012 PARIS
Extrait de l’article d’Anne Steiner (’Le Chiffon’ n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »
« Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.
Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.
Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d’abord par l’évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l’invention de nouveaux modes de vie »
[...]
« Le mouvement des causeries populaires prend de l’ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d’autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l’anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d’Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l’orthographe. Il n’y a pas de place pour les majuscules dans le code qu’elle a élaboré.
Son premier éditorial d’avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l’expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s’impose rapidement comme l’organe du courant anarchiste individualiste.
En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l’état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »