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Balade du ’Chiffon’ dans le Montmartre anarchiste

Thèmes :
Éducation populaire

Type d'événement :
Rassemblement

Quand ?
Le 26 septembre de 16h à 17h30,

Où ?
Rue de Clignancourt
Rue de Clignancourt, 75018, Paris, France

Pour la publication du ’Chiffon’ n°22, Anne Steiner, historienne des milieux anarchistes, propose à la rentrée une traversée commentée du Montmartre anarchiste ! Sièges de l’anarchie et du Libertaire, domicile des soeurs Mahé, imprimerie L’Espérance...

Rendez-vous le samedi 26 septembre, à 16h à l’angle de la rue d’Orsel et de la rue de Clignancourt (une heure trente de déambulation maximum). Réservation conseillée (par mail ou courrier), places limitées.

Nous écrire : redaction@lechiffon.fr

Le Chiffon
84, rue de Charenton
75012 PARIS

Extrait de l’article d’Anne Steiner (’Le Chiffon’ n°22) : « AVEC LES SOEURS MAHÉ, UNE TRAVERSÉE DU MONTMARTRE ANARCHISTE »

« Ici, les loyers sont peu élevés, les artisans nombreux, et la bohème artistique foisonnante. Dans les premières années du XXe siècle, nombre de jeunes provinciaux montés à Paris en quête de travail, trouvent refuge sur la butte Montmartre.

Peintres désargentés, aspirants poètes, chansonniers contestataires, anarchistes de tout poil fréquentent les mêmes cabarets et cafés et logent dans les mêmes immeubles de guingois.

Le Libertaire, journal anarchiste fondé en 1895, y a son siège, au bas de la butte. Éclectique, il ouvre ses colonnes aux anarchistes individualistes qui considèrent que toute transformation sociale passe d’abord par l’évolution des mentalités, la lutte contre les préjugés et les traditions, et l’invention de nouveaux modes de vie »

[...]

« Le mouvement des causeries populaires prend de l’ampleur, des groupes se créent à Paris, en banlieue et même en province : certains éphémères, d’autres durables. Pour leur permettre de communiquer entre eux et de rendre compte de leurs activités, un hebdomadaire est créé, l’anarchie, avec un « a » minuscule, selon la volonté d’Anna, qui milite pour une simplification et une rationalisation de l’orthographe. Il n’y a pas de place pour les majuscules dans le code qu’elle a élaboré.

Son premier éditorial d’avril 1905 affirme que le journal se veut « le point de contact entre tous ceux qui, à travers le monde, vivent en anarchistes sous la seule autorité de l’expérience et du libre examen ». Hebdomadaire tiré à 6 000 exemplaires comme Le Libertaire et Le Père Peinard, il s’impose rapidement comme l’organe du courant anarchiste individualiste.

En janvier 1906, toute la rédaction du journal emménage dans une grande maison, au 22 de la rue du Chevalier-de-La-Barre. Imprimerie au sous-sol, salles de réunion au rez-de-chaussée, chambres et pièces de vie au premier et au second. Ils sont une douzaine à y résider de façon permanente : Libertad, Anna et son fils, Armandine et le sien, né le 15 juin 1905, surnommé Diamant et déclaré à l’état-civil de parents non dénommés, comme son cousin et demi-frère Minus. »