Affaire de Budapest - Pas une extradition de plus #FREE ZAID
{
"name": "Affaire de Budapest - Pas une extradition de plus #FREE ZAID" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/Affaire-de-Budapest-Pas-une-extradition-de-plus-FREE-ZAID.html \n\nSoyons nombreuses & nombreux dans et autour la salle d'audience \u00e0 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, P\u00f4le 7 - pour manifester notre r\u00e9sistance et notre solidarit\u00e9 ! \n\nLe 7 octobre 2026, la justice fran\u00e7aise va juger de l'extradition de Zaid A. vers la Hongrie \u00e0 la cour d'appel de Paris. Apr\u00e8s des mois de proc\u00e9dure, marqu\u00e9s par plusieurs renvois, cette audience - la derni\u00e8re de plaidoirie - est d\u00e9terminante pour Zaid. \n\nEnfant de r\u00e9fugi\u00e9s palestiniens vivant en Syrie, Zaid A. s'exile en Allemagne en 2014 \u00e0 l'\u00e2ge de 11 ans avec sa famille pour fuir le r\u00e9gime d'Assad et la guerre meurtri\u00e8re qu'il livre contre le peuple syrien. En 2024, poursuivi par un mandat d'arr\u00eat europ\u00e9en \u00e9mis par la Hongrie dans le cadre de l'affaire dite « de Budapest », il se r\u00e9fugie en France en esp\u00e9rant que celle-ci refuse son extradition comme elle l'avait fait pour Gino, un autre inculp\u00e9 de l'affaire. Cependant, malgr\u00e9 ce pr\u00e9c\u00e9dent juridictionnel, il n'est pas s\u00fbr que la justice prenne la m\u00eame d\u00e9cision. Dans ce cas, Zaid A. perdrait \u00e0 nouveau la vie qu'il a construite activement depuis un an en France en s'engageant dans de nombreuses activit\u00e9s solidaires et associatives. Il risque en outre un proc\u00e8s in\u00e9quitable et des conditions de d\u00e9tention d\u00e9l\u00e9t\u00e8res en Hongrie. \n\nEn 2023, une vague de mesures r\u00e9pressives transfrontali\u00e8res \u00e0 l'encontre d'une vingtaine de personnes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9clench\u00e9e : c'est ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 \"l'affaire de Budapest\". La Hongrie les accuse d'avoir particip\u00e9 \u00e0 des agressions contre des n\u00e9onazis en marge du \"Jour de l'honneur\" \u00e0 Budapest. Ce d\u00e9fil\u00e9 annuel rythm\u00e9 par des saluts nazis, rassemble des nostalgiques du IIIe reich en uniforme SS. Tandis que le r\u00e9gime d'extr\u00eame droite de Viktor Orban a autoris\u00e9 et l\u00e9gitim\u00e9 ces c\u00e9l\u00e9brations, une r\u00e9pression d\u00e9mesur\u00e9e s'est abattue sur les militant\u00b7es venu\u00b7es de plusieurs pays pour protester contre cette glorification de l'id\u00e9ologie nazie. \n\nMais la traque \u00e0 laquelle se livre la Hongrie ne se cantonne pas \u00e0 ce pays. L'affaire de Budapest est l'affaire d'une collaboration entre les \u00c9tats europ\u00e9ens, qui prennent le relais \u00e0 tour de r\u00f4le pour tenter de neutraliser les mouvements de contestation. On peut citer le cas de Gino : si la France a refus\u00e9 son extradition vers la Hongrie en septembre 2025, elle vient de l'accepter vers l'Allemagne, o\u00f9 il sera jug\u00e9 selon les m\u00eames accusations. A l'heure actuelle il n'est pas possible de savoir si de l\u00e0-bas il sera extrad\u00e9 vers la Hongrie. \n\nPar ailleurs, le cas de Maja T., une des autres inculp\u00e9\u00b7es, est embl\u00e9matique \u00e0 ce sujet : en 2024, alors qu'iel est incarc\u00e9r\u00e9\u00b7e en Allemagne, iel est transf\u00e9r\u00e9\u00b7e ill\u00e9galement en Hongrie par la police allemande quelques heures avant que la Cour constitutionnelle ne statue sur son recours et n'ordonne de ne pas proc\u00e9der au transfert. Cela n'a pas emp\u00each\u00e9 la Hongrie de lea placer \u00e0 l'isolement depuis deux ans, sous vid\u00e9o surveillance continue, de lea soumettre \u00e0 des fouilles personnelles constantes et de lea condamner le 30 septembre 2026 \u00e0 sept ans de prison. La peine est sans commune mesure avec les faits reproch\u00e9s. Pr\u00e9cisons ici, que la cour ne l'accuse plus d'\u00eatre co-auteur.e mais lea condamne pour complicit\u00e9. \n\nDans ce contexte de collaboration s\u00e9lective, la r\u00e9pression des militants antifascistes semble primer sur la protection des droits fondamentaux. La France pourrait aujourd'hui accepter d'extrader Zaid en Hongrie sous pr\u00e9texte du changement de gouvernement. Cependant, l'arriv\u00e9e au pouvoir d'une droite conservatrice pro-europ\u00e9enne ne trompe personne. Les risques \u00e9lev\u00e9s d'atteinte aux droits humains n'ont pas disparu avec le changement de gouvernement, et la surpopulation carc\u00e9rale, ainsi que les conditions de d\u00e9tention d\u00e9gradantes, ont largement \u00e9t\u00e9 d\u00e9nonc\u00e9es par plusieurs rapports du comit\u00e9 Helsinki ainsi que du Comit\u00e9 europ\u00e9en pour la pr\u00e9vention de la torture (CPT) du conseil de l'Europe. Les t\u00e9moignages de Maja sur les violences qu'iel subit r\u00e9guli\u00e8rement encore aujourd'hui montrent que la situation n'a pas chang\u00e9. \n\nLe cas de Za\u00efd pr\u00e9sente une particularit\u00e9 majeure. Il n'est pas citoyen europ\u00e9en, il a perdu son statut de r\u00e9fugi\u00e9 et sa demande de naturalisation a \u00e9t\u00e9 suspendue suite \u00e0 l'acharnement judiciaire dont il est la cible depuis plusieurs ann\u00e9es. Son extradition pose donc non seulement la question de ses conditions de d\u00e9tention et de son droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable en Hongrie, mais \u00e9galement celle de l'absence de protection diplomatique dont il disposerait dans les prisons hongroises. En effet, sa nationalit\u00e9 syrienne dans un pays connu pour ses politiques x\u00e9nophobes et racistes constitue un risque suppl\u00e9mentaire. En outre, il n'a aucune garantie contre un \u00e9ventuel \u00e9loignement ult\u00e9rieur vers la Syrie, o\u00f9 son statut de militant politique rend sa situation risqu\u00e9e et plus qu'incertaine. \n\nSi Zaid risque aujourd'hui d'\u00eatre extrad\u00e9 vers la Hongrie, si la Cour de Cassation a confirm\u00e9 l'extradition de Gino vers l'Allemagne, si Maja reste en prison et que six autres inculp\u00e9\u00b7es sont jug\u00e9s en Allemagne \u00e0 l'heure actuelle, c'est que la criminalisation des militant\u00b7es antifascistes s'intensifie. L'affaire de Budapest s'inscrit dans un contexte de mont\u00e9e de l'extr\u00eame droite partout dans le monde et d\u00e9montre de sa normalisation au sein des institutions. En septembre 2025, Trump utilise l'assassinat de Charlie Kirk pour publier une circulaire visant \u00e0 classer « les antifas » - terme d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment flou visant \u00e0 regrouper tout ce qui l'arrange- d'organisation terroriste. \n\nOrban lui embo\u00eete le pas et le parlement hongrois inscrit dans sa liste nationale antiterroriste les groupes consid\u00e9r\u00e9s comme « antifascistes ». Le nouveau gouvernement n'a pas abrog\u00e9 cette l\u00e9gislation. Par ailleurs, le 16 juillet 2026, une conf\u00e9rence organis\u00e9e par l'administration Trump rassemble des repr\u00e9sentants de 66 pays - parmi lesquels l'Allemagne et la France - pour combattre \"les extr\u00e9mistes de gauche\", d\u00e9montrant non seulement que la criminalisation du mouvement antifasciste risque de s'\u00e9tendre tr\u00e8s rapidement \u00e0 l'ensemble des mouvements de contestation, mais aussi qu'elle semble essentielle au projet de l'extr\u00eame droite mondiale. \n\nLoin d'\u00eatre anecdotique, le cas de Zaid doit donc illustrer notre capacit\u00e9 collective \u00e0 faire front et d\u00e9fendre nos camarades, qu'ils soient militant\u00b7es antifascistes, \u00e9cologistes ou lyc\u00e9en\u00b7nes r\u00e9volt\u00e9.es. Les prochains jours seront d\u00e9cisifs : quand des milliers de lyc\u00e9en\u00b7nes sont r\u00e9prim\u00e9\u00b7es, que les militant\u00b7es r\u00e9volutionnaires sont traqu\u00e9\u00b7es \u00e0 travers toute l'Europe, que les personnes migrantes sont syst\u00e9matiquement refoul\u00e9es et que les prisonnier\u00b7es politiques sont r\u00e9duit\u00b7es au silence, il faut nous faire entendre, nous organiser et riposter. \n\nSoyons nombreuses & nombreux dans et autour de la salle d'audience \u00e0 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, P\u00f4le 7 - pour manifester notre r\u00e9sistance et notre solidarit\u00e9 ! Voir aussi Instagram " ,
"label": "Ajouter à mon calendrier",
"location": "Cour d\u2019Appel de Paris Boulevard du Palais 75001 Paris " ,
"startDate":"2026-10-07",
"startTime":"15:30",
"endDate":"2026-10-07",
"endTime":"17:00",
"timeZone": "Europe/Berlin",
"options": ["Apple", "iCal|Fichier iCal", "Google", "Microsoft365", "Outlook.com", "Yahoo"],
"iCalFileName": "evenement-agenda-militant"
}
Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme
Lutte des migrant·es et sans-papiers, antiracisme politique, décolonisation
Type d'événement :
Rassemblement
Quand ?
Le 7 octobre de 15h30 à 17h,
Où ?
Cour d’Appel de Paris
Boulevard du Palais 75001 Paris
#freeallantifa
Soyons nombreuses & nombreux dans et autour la salle d’audience à 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, Pôle 7 - pour manifester notre résistance et notre solidarité !
Le 7 octobre 2026, la justice française va juger de l’extradition de Zaid A. vers la Hongrie à la cour d’appel de Paris. Après des mois de procédure, marqués par plusieurs renvois, cette audience - la dernière de plaidoirie - est déterminante pour Zaid.
Enfant de réfugiés palestiniens vivant en Syrie, Zaid A. s’exile en Allemagne en 2014 à l’âge de 11 ans avec sa famille pour fuir le régime d’Assad et la guerre meurtrière qu’il livre contre le peuple syrien. En 2024, poursuivi par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie dans le cadre de l’affaire dite « de Budapest », il se réfugie en France en espérant que celle-ci refuse son extradition comme elle l’avait fait pour Gino, un autre inculpé de l’affaire. Cependant, malgré ce précédent juridictionnel, il n’est pas sûr que la justice prenne la même décision. Dans ce cas, Zaid A. perdrait à nouveau la vie qu’il a construite activement depuis un an en France en s’engageant dans de nombreuses activités solidaires et associatives. Il risque en outre un procès inéquitable et des conditions de détention délétères en Hongrie.
En 2023, une vague de mesures répressives transfrontalières à l’encontre d’une vingtaine de personnes a été déclenchée : c’est ce qui a été appelé "l’affaire de Budapest". La Hongrie les accuse d’avoir participé à des agressions contre des néonazis en marge du "Jour de l’honneur" à Budapest. Ce défilé annuel rythmé par des saluts nazis, rassemble des nostalgiques du IIIe reich en uniforme SS. Tandis que le régime d’extrême droite de Viktor Orban a autorisé et légitimé ces célébrations, une répression démesurée s’est abattue sur les militant·es venu·es de plusieurs pays pour protester contre cette glorification de l’idéologie nazie.
Mais la traque à laquelle se livre la Hongrie ne se cantonne pas à ce pays. L’affaire de Budapest est l’affaire d’une collaboration entre les États européens, qui prennent le relais à tour de rôle pour tenter de neutraliser les mouvements de contestation. On peut citer le cas de Gino : si la France a refusé son extradition vers la Hongrie en septembre 2025, elle vient de l’accepter vers l’Allemagne, où il sera jugé selon les mêmes accusations. A l’heure actuelle il n’est pas possible de savoir si de là-bas il sera extradé vers la Hongrie.
Par ailleurs, le cas de Maja T., une des autres inculpé·es, est emblématique à ce sujet : en 2024, alors qu’iel est incarcéré·e en Allemagne, iel est transféré·e illégalement en Hongrie par la police allemande quelques heures avant que la Cour constitutionnelle ne statue sur son recours et n’ordonne de ne pas procéder au transfert. Cela n’a pas empêché la Hongrie de lea placer à l’isolement depuis deux ans, sous vidéo surveillance continue, de lea soumettre à des fouilles personnelles constantes et de lea condamner le 30 septembre 2026 à sept ans de prison. La peine est sans commune mesure avec les faits reprochés. Précisons ici, que la cour ne l’accuse plus d’être co-auteur.e mais lea condamne pour complicité.
Dans ce contexte de collaboration sélective, la répression des militants antifascistes semble primer sur la protection des droits fondamentaux. La France pourrait aujourd’hui accepter d’extrader Zaid en Hongrie sous prétexte du changement de gouvernement. Cependant, l’arrivée au pouvoir d’une droite conservatrice pro-européenne ne trompe personne. Les risques élevés d’atteinte aux droits humains n’ont pas disparu avec le changement de gouvernement, et la surpopulation carcérale, ainsi que les conditions de détention dégradantes, ont largement été dénoncées par plusieurs rapports du comité Helsinki ainsi que du Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) du conseil de l’Europe. Les témoignages de Maja sur les violences qu’iel subit régulièrement encore aujourd’hui montrent que la situation n’a pas changé.
Le cas de Zaïd présente une particularité majeure. Il n’est pas citoyen européen, il a perdu son statut de réfugié et sa demande de naturalisation a été suspendue suite à l’acharnement judiciaire dont il est la cible depuis plusieurs années. Son extradition pose donc non seulement la question de ses conditions de détention et de son droit à un procès équitable en Hongrie, mais également celle de l’absence de protection diplomatique dont il disposerait dans les prisons hongroises. En effet, sa nationalité syrienne dans un pays connu pour ses politiques xénophobes et racistes constitue un risque supplémentaire. En outre, il n’a aucune garantie contre un éventuel éloignement ultérieur vers la Syrie, où son statut de militant politique rend sa situation risquée et plus qu’incertaine.
Si Zaid risque aujourd’hui d’être extradé vers la Hongrie, si la Cour de Cassation a confirmé l’extradition de Gino vers l’Allemagne, si Maja reste en prison et que six autres inculpé·es sont jugés en Allemagne à l’heure actuelle, c’est que la criminalisation des militant·es antifascistes s’intensifie. L’affaire de Budapest s’inscrit dans un contexte de montée de l’extrême droite partout dans le monde et démontre de sa normalisation au sein des institutions. En septembre 2025, Trump utilise l’assassinat de Charlie Kirk pour publier une circulaire visant à classer « les antifas » - terme délibérément flou visant à regrouper tout ce qui l’arrange- d’organisation terroriste.
Orban lui emboîte le pas et le parlement hongrois inscrit dans sa liste nationale antiterroriste les groupes considérés comme « antifascistes ». Le nouveau gouvernement n’a pas abrogé cette législation. Par ailleurs, le 16 juillet 2026, une conférence organisée par l’administration Trump rassemble des représentants de 66 pays - parmi lesquels l’Allemagne et la France - pour combattre "les extrémistes de gauche", démontrant non seulement que la criminalisation du mouvement antifasciste risque de s’étendre très rapidement à l’ensemble des mouvements de contestation, mais aussi qu’elle semble essentielle au projet de l’extrême droite mondiale.
Loin d’être anecdotique, le cas de Zaid doit donc illustrer notre capacité collective à faire front et défendre nos camarades, qu’ils soient militant·es antifascistes, écologistes ou lycéen·nes révolté.es. Les prochains jours seront décisifs : quand des milliers de lycéen·nes sont réprimé·es, que les militant·es révolutionnaires sont traqué·es à travers toute l’Europe, que les personnes migrantes sont systématiquement refoulées et que les prisonnier·es politiques sont réduit·es au silence, il faut nous faire entendre, nous organiser et riposter.
Soyons nombreuses & nombreux dans et autour de la salle d’audience à 15h30 le 7 octobre - Chambre 5, Pôle 7 - pour manifester notre résistance et notre solidarité !