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À l’approche des municipales, quelle place pour nos luttes locales ? La réponse de l’éducation populaire et de l’auto-organisation
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"name": "\u00c0 l’approche des municipales, quelle place pour nos luttes locales ? La r\u00e9ponse de l’\u00e9ducation populaire et de l’auto-organisation" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/A-l-approche-des-municipales-quelle-place-pour-nos-luttes-locales-La-reponse-de.html \n\nL'UCL Saint-Denis invite Adeline de L\u00e9pinay autrice du livre \"Organisons-nous ! Manuel critique\" \n\nEn introduction, un rappel de l'histoire de l'\u00e9ducation populaire en France permettra de voir les diff\u00e9rentes conceptions successives et parall\u00e8les de l'enjeu d'\u00e9mancipation et de transformation sociale, et les tensions entre « \u00e9duquer le peuple » et « nous sommes le peuple qui veut construire son \u00e9mancipation ». En particulier avec le moment particulier de la Seconde Guerre mondiale et le constat que l'instruction n'est pas suffisante pour cr\u00e9er des citoyen\u00b7nes en capacit\u00e9 de r\u00e9sister. \n\nCette introduction sera suivie d'un d\u00e9tour par les \u00c9tats-Unis afin d'y pr\u00e9senter le d\u00e9veloppement du community organizing dans les ann\u00e9es 30 sur un fond de tension entre r\u00e9forme et r\u00e9volution, en r\u00e9action au fascisme et au communisme autoritaire qui se d\u00e9veloppaient en Europe. Loin d'\u00eatre une recette miracle, le community organizing apporte tout de m\u00eame une prise de recul par rapport aux pratiques existantes en France en mati\u00e8re de militantisme et de conception de la vie d\u00e9mocratique. \n\nSeront ensuite abord\u00e9s les aspects communs, tant en termes de postures que de pratiques concr\u00e8tes, \u00e0 l'\u00e9ducation populaire et au community organizing. Concr\u00e8tement, comment ces deux pratiques nous invitent-elles \u00e0 agir en tant que militant\u00b7es ? Quelles implications en termes d'auto-organisation, de pratiques d\u00e9mocratiques, de mobilisation, de travail des d\u00e9saccords (y compris avec les personnes les plus \u00e9loign\u00e9es politiquement) ? \n\nCela montrera en quoi les outils d'\u00e9ducation populaire ne se limitent pas \u00e0 faire du \"ludique\" ou du \"participatif\", mais permettent v\u00e9ritablement de lutter contre le fascisme. " ,
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Thèmes :
Éducation populaire
Autre
Type d'événement :
Réunion publique
Quand ?
Cet événement est passé
Lundi 16 février à 19h00,
Où ?
La Table Gourmande
32 Rue de la Boulangerie 93200 Saint-Denis
L’UCL Saint-Denis invite Adeline de Lépinay autrice du livre "Organisons-nous ! Manuel critique"
En introduction, un rappel de l’histoire de l’éducation populaire en France permettra de voir les différentes conceptions successives et parallèles de l’enjeu d’émancipation et de transformation sociale, et les tensions entre « éduquer le peuple » et « nous sommes le peuple qui veut construire son émancipation ». En particulier avec le moment particulier de la Seconde Guerre mondiale et le constat que l’instruction n’est pas suffisante pour créer des citoyen·nes en capacité de résister.
Cette introduction sera suivie d’un détour par les États-Unis afin d’y présenter le développement du community organizing dans les années 30 sur un fond de tension entre réforme et révolution, en réaction au fascisme et au communisme autoritaire qui se développaient en Europe. Loin d’être une recette miracle, le community organizing apporte tout de même une prise de recul par rapport aux pratiques existantes en France en matière de militantisme et de conception de la vie démocratique.
Seront ensuite abordés les aspects communs, tant en termes de postures que de pratiques concrètes, à l’éducation populaire et au community organizing. Concrètement, comment ces deux pratiques nous invitent-elles à agir en tant que militant·es ? Quelles implications en termes d’auto-organisation, de pratiques démocratiques, de mobilisation, de travail des désaccords (y compris avec les personnes les plus éloignées politiquement) ?
Cela montrera en quoi les outils d’éducation populaire ne se limitent pas à faire du "ludique" ou du "participatif", mais permettent véritablement de lutter contre le fascisme.