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31e saison des Rencontres interculturelles du 10e. Projection-débat. Soulèvements

Thèmes :
Éducation populaire Lutte pour la protection de l’environnement, écologie Surveillance, répression, libertés, technopolice

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?
Le 30 septembre à 18h30,

Où ?
Espace Jemmapes
Quai de Jemmapes 75010 Paris

Dans le cadre de la 31e saison des rencontres interculturelles du 10e, les associations AMNESTY INTERNATIONAL GROUPE PARIS LAFAYETTE et la LIGUE DES DROITS DE L’HOMME PARIS 10-11 projettent "Soulèvements", un film de Thomas Lacoste qui explore les enjeux politiques et sensibles de plusieurs mouvements écologiques et sociaux, et les stratégies militantes de ces collectifs d’habitants et de paysans, tous liés aux Soulèvements de la Terre.

Entrée libre. Film suivi d’un débat avec :

 Morgane Joffredo, responsable de la commission justice climatique à Amnesty International France
 Nicolas Bourbon, co-animateur du groupe du travail Environnement, Écologie et Droits de la Ligue des Droits de l’Homme

L’été 2026 ne permet plus de douter des enjeux écologiques et économiques majeurs de l’accaparement des terres et de l’eau par une minorité qui détient richesses et pouvoir. Le film "Soulèvements", qui évoque le mouvement des Soulèvements de la Terre, est un document d’utilité publique sur le monde agricole qui analyse les forces en présence. Il offre un regard différent sur l’urgence à imaginer et à mettre en place des nouveaux liens et de nouvelles manières de vivre visant à mettre fin aux ravages industriels et à la violence des répressions aveugles qui sont la réponse de l’État aux mouvements de contestation.

Un portrait choral à 16 voix, 16 trajectoires, d’un mouvement de résistance intergénérationnelle porté par une jeunesse qui vit et lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes, et fait face à la répression politique. Une plongée au coeur des Soulèvements de la Terre révélant la composition inédite des forces multiples déployées un peu partout dans le pays qui expérimentent d’autres modes de vie, tissent de nouveaux liens avec le vivant, bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de la démocratie et de tous les possibles ainsi qu’aux nouvelles stratégies militantes.

Contrairement à l’image d’écoterroristes qui est donnée dans les médias dominants concernant ces activistes (rappelons-le, le terrorisme a notamment été invoqué pour des gardes à vue dérogatoires contre des militants écologistes), le film nous mène à la rencontre de personnes sensées, positives, informées et riches d’un savoir documenté, soucieuses du bien commun, dont le seul tort est d’aimer le territoire sur lequel elles et ils vivent et de vouloir le préserver contre les prédations d’une agriculture industrielle et de pratiques destructrices du vivant.

Elles et ils sont majoritairement jeunes mais certain·es sont aux côtés de leur père et cette lutte commune est émouvante. Elles et ils nous racontent ce qui les a amené·es dans le mouvement des Soulèvements, et comment la violence n’est pas de leur côté. Elleux résistent face à la répression politique, évitant le plus possible les affrontements directs en se jouant autant qu’iels le peuvent des stratégies policières. Elles et ils racontent aussi leur engagement et le désir d’expérimenter dès maintenant de nouveaux liens et de nouvelles manières de vivre.

Le film dresse ainsi le portrait intime d’une organisation inédite autant que d’une jeunesse qui « vit et lutte » dans la joie et le partage, expérimentant un peu partout dans le pays, des modes de vie plus désirables.

C’est pourquoi ce film vivant, émouvant, riche d’humanité désirante, à l’inverse de l’image donnée par les m"dias dominants, est un document d’utilité publique. On adhère à l’engagement de cette jeunesse consciente de l’écocide en cours et on se réjouit de ses victoires car, heureusement, il y en a et ce sont elles qui donnent le goût du possible.