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1ère Assemblée Anticarcérale Paname & environs
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"name": "1\u00e8re Assembl\u00e9e Anticarc\u00e9rale Paname & environs" ,
"description": "https:\/\/www.agendamilitant.org\/1ere-Assemblee-Anticarcerale-Paname-environs.html \n\nLa premi\u00e8re Assembl\u00e9e Anticarc\u00e9rale Paname & Environs aura lieu le dimanche 24 mai \u00e0 la Bourse du Travail d'Aubervilliers (92, rue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers, m\u00e9tro Aim\u00e9 C\u00e9saire). Le lieu sera ouvert d\u00e8s 14h pour s'installer, \u00e9crire ensemble des lettres \u00e0 des prisonnier\u00b7es, parcourir l'infokiosque, avec des brochures et textes sur diff\u00e9rentes affaires et luttes contre les prisons, ou grignoter. L'assembl\u00e9e m\u00eame commencera \u00e0 14h30. On conseille d'essayer autant que possible de venir sans t\u00e9l\u00e9phone (ou au pire, de l'\u00e9teindre en avance) pour r\u00e9duire la surveillance que l'on s'impose \u00e0 travers l'omnipr\u00e9sence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activit\u00e9s pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer \u00e0 l'assembl\u00e9e. \n\nLors des derni\u00e8res grosses r\u00e9voltes qui ont eu lieu, la r\u00e9alit\u00e9 sociale de la r\u00e9pression nous a laiss\u00e9-es face \u00e0 un constat amer : nous sommes bien loin d'avoir les outils n\u00e9cessaires pour r\u00e9agir correctement face \u00e0 l'appareil d'\u00c9tat, ainsi que pour amplifier la voix des prisonnier\u00b7\u00e8res et de celleux qui font les frais du syst\u00e8me carc\u00e9ral. \n\nPourtant, les mouvements ne manquent pas d'inventivit\u00e9 pour s'opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l'attaque de la prison de Fresnes lors des r\u00e9voltes de 2023, par les attaques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de comicos dans cette m\u00eame r\u00e9volte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons \u00e0 domicile comme lors de DDPF. \n\nNous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carc\u00e9rales plus loin, \u00e0 la fois pour d\u00e9passer nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement d\u00e9fensive, en simple r\u00e9action \u00e0 la r\u00e9pression. \n\nLa prison est - et sera - toujours l'un des symbole les plus \u00e9loquents de la puissance de l'\u00c9tat, de sa capacit\u00e9 \u00e0 r\u00e9primer, enfermer et isoler l'ensemble des individu\u00b7es qui menacent son existence. La prison est au centre m\u00eame de l'appareil colonial qui constitue l'\u00c9tat fran\u00e7ais : elle sert \u00e0 mater et punir les r\u00e9voltes des colonies comme r\u00e9cemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, \u00e0 intensifier le tri aux fronti\u00e8res comme \u00e0 Mayotte, et \u00e0 tracer des fronti\u00e8res int\u00e9rieures en incarc\u00e9rant massivement les populations racis\u00e9es, colonis\u00e9es et les plus pauvres. \n\nAttaquer les lieux d'incarc\u00e9ration - par les mots, la solidarit\u00e9, le feu ou la bombe - c'est alors s'attaquer \u00e0 ses outils privil\u00e9gi\u00e9s. \n\nRompre l'isolement des\/avec les d\u00e9tenu\u00b7es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarc\u00e9raux un moyen d'affaiblir l'appareil carc\u00e9ral et l'\u00c9tat colonial. En exposant la voix des personnes enferm\u00e9es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « ext\u00e9rieure \u00e0 nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les r\u00e9voltes pour Nahel parviennent \u00e0 la remettre au centre de l'attention en s'y attaquant ouvertement, cr\u00e9ant des fissures dans lesquelles nous d\u00e9sirons nous engouffrer pour mettre fin \u00e0 la trop commune realit\u00e9 de l'incarc\u00e9ration et des assassinats policiers. \n\nUne des prouesse des \u00c9tats dits « d\u00e9mocratiques », est d'avoir r\u00e9ussi \u00e0 faire de la notion d'enfermement un impens\u00e9 pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l'on ne prend m\u00eame pas la peine de l'envisager, alors que c'est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes... \n\nCette n\u00e9cessit\u00e9 de destruction est d'autant plus pr\u00e9sente dans une r\u00e9gion parisienne qui concentre \u00e0 elle seule une densit\u00e9 collossale d'institutions d'enfermements : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains... \n\nPour nous, s'organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarit\u00e9 et de d\u00e9cision, par notre capacit\u00e9 collective \u00e0 rompre avec l'ordre existant, \u00e0 exp\u00e9rimenter, \u00e0 cr\u00e9er, \u00e0 inventer... \n\nDepuis le d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs r\u00e9seaux ont cet avantage de se pr\u00e9senter sous une forme autonome et souple, fond\u00e9e sur un internationalisme radicalement anti-carc\u00e9ral, d'o\u00f9 notre envie de nous r\u00e9aproprier cette forme et de s'inscrire dans un r\u00e9seau pour abattre les prisons proches de chez nous comme \u00e0 l'autre bout du monde, pour l'insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalit\u00e9 comme une structure rigide et ferm\u00e9e, nous souhaitons, \u00e0 partir du mod\u00e8le des ABC, cr\u00e9er un espace de discussion et d'\u00e9change, une assembl\u00e9e libre o\u00f9 chacun\u00b7e pourrait partager et exp\u00e9rimenter, tout en s'inspirant des actions d\u00e9j\u00e0 existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, \u00e9v\u00e9nements... \n\nNik la taule et mort aux matons ! " ,
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Thèmes :
Surveillance, répression, libertés, technopolice
Type d'événement :
Assemblée générale
Quand ?
Cet événement est passé
Dimanche 24 mai de 14h00 à 18h00,
Où ?
Bourse du Travail d’Aubervilliers
Rue des 21 Morts Appelés Pour la France 93300 Aubervilliers
La première Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 24 mai à la Bourse du Travail d’Aubervilliers (92, rue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers, métro Aimé Césaire). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s’installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es, parcourir l’infokiosque, avec des brochures et textes sur différentes affaires et luttes contre les prisons, ou grignoter. L’assemblée même commencera à 14h30. On conseille d’essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l’éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l’on s’impose à travers l’omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l’assemblée.
Lors des dernières grosses révoltes qui ont eu lieu, la réalité sociale de la répression nous a laissé-es face à un constat amer : nous sommes bien loin d’avoir les outils nécessaires pour réagir correctement face à l’appareil d’État, ainsi que pour amplifier la voix des prisonnier·ères et de celleux qui font les frais du système carcéral.
Pourtant, les mouvements ne manquent pas d’inventivité pour s’opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l’attaque de la prison de Fresnes lors des révoltes de 2023, par les attaques répétées de comicos dans cette même révolte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons à domicile comme lors de DDPF.
Nous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carcérales plus loin, à la fois pour dépasser nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement défensive, en simple réaction à la répression.
La prison est - et sera - toujours l’un des symbole les plus éloquents de la puissance de l’État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l’ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l’appareil colonial qui constitue l’État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres.
Attaquer les lieux d’incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c’est alors s’attaquer à ses outils privilégiés.
Rompre l’isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d’affaiblir l’appareil carcéral et l’État colonial. En exposant la voix des personnes enfermées, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les révoltes pour Nahel parviennent à la remettre au centre de l’attention en s’y attaquant ouvertement, créant des fissures dans lesquelles nous désirons nous engouffrer pour mettre fin à la trop commune realité de l’incarcération et des assassinats policiers.
Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d’avoir réussi à faire de la notion d’enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l’on ne prend même pas la peine de l’envisager, alors que c’est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...
Cette nécessité de destruction est d’autant plus présente dans une région parisienne qui concentre à elle seule une densité collossale d’institutions d’enfermements : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains...
Pour nous, s’organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarité et de décision, par notre capacité collective à rompre avec l’ordre existant, à expérimenter, à créer, à inventer...
Depuis le début du 20e siècle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs réseaux ont cet avantage de se présenter sous une forme autonome et souple, fondée sur un internationalisme radicalement anti-carcéral, d’où notre envie de nous réaproprier cette forme et de s’inscrire dans un réseau pour abattre les prisons proches de chez nous comme à l’autre bout du monde, pour l’insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalité comme une structure rigide et fermée, nous souhaitons, à partir du modèle des ABC, créer un espace de discussion et d’échange, une assemblée libre où chacun·e pourrait partager et expérimenter, tout en s’inspirant des actions déjà existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, événements...
Nik la taule et mort aux matons !