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Rencontre "Colombie : le peuple, la paix, les possibles"

Thèmes :
Lutte des classes, travail et internationalisme

Type d'événement :
Réunion publique

Quand ?
Le 27 juin à 19h30

Où ?
Le Monte en l’Air
Rue de la Mare 75020

#Colombie #GustavoPetro #Petro

Sur Internet :
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La gauche au pouvoir en Colombie : nouvelles possibilités pour la construction d’une paix populaire

Pour la première fois dans l’histoire républicaine colombienne - 212 ans, plus précisément -, un projet politique de gauche, réuni autour de l’alliance politique et sociale « Pacto Histórico », gagne lors d’une élection présidentielle. Depuis 1934, avec la candidature du dirigeant autochtone Eutiquio Timoté, portée par un très jeune Parti Communiste, la gauche a toujours tenté le pari, sans succès. Ce n’est qu’à partir de 2018, qu’une alternative de gauche devient possible et accède au 2d tour des élections présidentielles.

La victoire toute récente de la gauche constitue un évènement historique à plusieurs échelles. Il s’agit, non pas seulement de l’élection populaire du premier président de gauche, mais d’un ex-combattant du groupe armé M-19 ayant signé la paix en 1990. Il s’agit aussi de la première élection d’une vice-présidente femme et afro-colombienne, issue des luttes populaires. Enfin, pour la première fois, colonne vertébrale de la campagne et du projet politique de l’alliance « Pacto Histórico », les revendications d’un nombre considérable de mouvements, associations et processus populaires devront désormais peser dans l’agenda politique du gouvernement.
L’élection de Gustavo Petro est vécue comme une fête. Pour autant, à cette euphorie s’ajoutent aussi des craintes. La droite en Colombie est non seulement puissante, mais violente. Les médias corporatifs se sont presque immédiatement déclarés en opposition au nouveau gouvernement. Le commandant de l’Armée, quant à lui, s’était déjà déclaré contre le candidat Petro, violant la règle qui interdit aux militaires de participer à la politique du pays. En outre, le programme, de tendance plutôt social-démocrate, s’avère difficile à appliquer, tenant compte des conditions économiques et politiques colombiennes. Enfin, la question de la « paix », définie comme politique d’État lors des accords de 2016, reste une tâche à accomplir.

Ce sont là tous les défis que nous nous proposons d’aborder lors de cet échange avec July Milena Calderón Segura, doctorante en anthropologie sociale et ethnologie à l’EHESS, coordinatrice de l’Observatoire des Droits territoriaux des Peuples autochtones – Commission Nationale des Territoires Autochtones en Colombie et militante ainsi que Lucas Restrepo Orrego, docteur en philosophie politique de l’Université Paris Cité (Paris 7), avocat activiste et défenseur des droits humains en Colombie.

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